Juin
20

5 astuces pour capter l’attention de vos lecteurs et décupler votre pouvoir de persuasion



Article invité rédigé par Valentin BECMEUR du blog Coach Eloquence, dans le cadre de La Valse des Invités 2013.

Vous connaissez l’histoire de « l’ombre de l’âne » ?

Nikos est un commerçant grec qui doit transporter des marchandises d’Athènes à une ville voisine.

Pour ce faire, il loue un âne, le charge jusqu’à peut-plus, et entame sa route avec le propriétaire du pauvre animal.

Au bout de quelques heures, sous la chaleur du soleil, il s’arrête, épuisé. La soif lui brûle la gorge. Le propriétaire de l’âne est bien en peine lui aussi. Seul l’âne, écrasé sous le poids des marchandises et prisonnier de son pelage, continue de se taire…

Nikos regarde tout autour : rien. Pas un arbre où s’abriter, pas un ruisseau où s’abreuver, uniquement le sol de poussière brulante qui s’étend à perte de vue. Le désert. Et le soleil blanc, aveuglant, dans un ciel vide de tout nuage. Soudain il a une idée :

Il décharge l’âne et s’allonge dessous, dans son ombre. Le propriétaire fulmine et le bouge de là à grands coups de pieds :

« Dégage ! Tu n’as pas le droit !

– Comment ça pas le droit ? Je t’ai bien loué l’âne, non ?

– L’âne, oui, mais pas son ombre !

– Hein ? Mais je t’ai loué l’âne complet… »

S’ensuit une bagarre (toujours en plein cagnard) entre le propriétaire de l’âne et Nikos, et l’affaire est portée devant les tribunaux… Savez-vous comment l’histoire finit ?

En fait…

On ne le saura jamais !

Car cette histoire d’âne fut en réalité rapportée par Démosthène, grand orateur de la Grèce antique, qui devait défendre un jeune athénien injustement condamné pour meurtre.

Alors que les jurés s’endormaient, il interrompit sa plaidoirie et commença à leur raconter cette histoire. Et s’en alla avant même de l’avoir terminée.

Les jurés tentèrent de le retenir, tout le monde voulait connaître le fin mot de l’histoire, ce à quoi Démosthène répondit écœuré : « Quand je vous parle de l’un de vos concitoyens dont la vie est en jeu, vous n’écoutez rien. Mais vous m’accordez enfin votre attention quand je vous parle… de l’ombre d’un âne ! »

Que faut-il retenir de cette histoire ?

Tout simplement que pour capter l’attention de votre public, à l’oral comme à l’écrit, vous devez lui raconter une histoire !

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Racontez des histoires

Pourquoi raconter des histoires

C’est le principe même du storytelling, technique de communication aujourd’hui au cœur de toutes les stratégies d’entreprises.

Le « storytelling », c’est l’art de raconter une histoire, ou, mieux, de mettre en récit quelque chose, quoi que ce soit : un produit, un service, une idée, une personnalité…

Selon Steve Denning, « l’inventeur » de cette technique, le modèle traditionnel de la communication est périmé. Traditionnellement, la communication se basait sur trois étapes fondamentales :

1. Reconnaissance d’un problème ;
2. Etude de ce problème ;
3. Solution ou dépassement du problème.

Mais ce mode classique de communication convainc de moins en moins le public moderne, habitué au spectaculaire, adepte du sensationnel… Désormais, la première étape doit donc être de capter l’attention.

Et le secret, pour capter l’attention du public, est de lui raconter une histoire, exactement comme Démosthène…

Steve Denning redéfinit donc les étapes d’une communication moderne et dynamique :

1. Capter l’attention : raconter une histoire et faire appel aux émotions ;

2 – Inciter à l’action : stimuler le désir de changement, pousser à l’achat…

3 – Faire appel à la raison : utiliser les arguments logiques et raisonnés (expliciter la « morale de l’histoire ») dans un dernier temps seulement !

Ok, mais comment trouver les bonnes histoires, et comment les raconter ? Voici 5 étapes simples à suivre :

Astuce n°1 : Planter le décor

Une histoire se passe toujours quelque part. Où se passe la vôtre ?

Commencez par décrire le lieu, l’ambiance, les couleurs, les odeurs… Est-ce que votre histoire se passe en ville, à la campagne, sur la plage ? Au soleil, ou sous la pluie ? Il y a du monde ? Que voyez-vous ?

Votre histoire doit avant tout être une expérience sensorielle pour votre lecteur (ou pour vos auditeurs). Donnez des indications sur le plan visuel, auditif, kinesthésique (le toucher, les sensations physiques), olfactif et gustatif.

Le sens prédominant est généralement la vue. Pour qu’une histoire soit mémorable, il faut donc s’efforcer de mettre en image tout ce que l’on dit. Le cerveau retient moins les mots que les images qui y sont associées. Évitez le plus possible les concepts et les notions abstraites.

Pour transformer facilement chaque abstraction en chose concrète, j’utilise l’astuce de la photo mentale :

Choisissez un mot, quel qu’il soit, et essayez de le « prendre en photo ». Si le mot est « table », visualisez mentalement une table et appliquez-vous à la décrire dans les moindres détails. S’agit-il d’une table en bois, en plastique, en métal ? Qu’y a-t-il dessus ? De quelle couleur est la nappe ? Jouez avec cette image mentale comme avec un appareil photo : faites un zoom, dézoomez, mettez le flash ou passez en mode paysage, etc.

À vrai dire, à l’évocation de certains mots, tout le monde fait une photo en visualisant aussitôt. Si je vous dis « diamant », vous pouvez clairement voir apparaître dans votre esprit l’image d’un bijou, d’une pierre précieuse…

Mais que se passe-t-il pour d’autres mots plus abstraits, par exemple un mot comme « justice » ? Comment prendre en photo des mots tels que « bonheur », « richesse », « douleur », « vie », « éternité » ?

La technique consiste précisément à les remplacer par des choses que vous pouvez photographier : objets, personnes, animaux, lieux ou monuments… Et n’ayez pas peur des clichés ! Exemples : un coffre rempli de pièces d’or pour la richesse, des visages d’enfants heureux pour le bonheur, la main fripée d’un bébé pour la vie…

Relisez l’histoire de « l’ombre de l’âne » plus haut, et soyez attentif à tous les éléments visuels et sensoriels !

Astuce n°2 : Donner corps au personnage principal

Pas d’histoire sans personnage !

Une fois le décor planté, il s’agit d’y faire apparaître votre héros. Le héros n’est pas forcément un sur-homme ou un individu exceptionnel doté de pouvoirs magiques. Au contraire, votre public doit pouvoir facilement s’identifier à lui.

Le personnage principal de votre histoire peut très bien être… vous-même ! Dans ce cas précisez-le et mettez-vous en scène.

S’il s’agit de quelqu’un d’autre voire d’un personnage fictif, ne dites pas seulement que c’est « un homme », « un individu » ou « une personne » : inventez-lui un nom, un prénom, un métier, pourquoi pas un âge, etc. Détaillez si besoin son caractère, donnez-lui des caractéristiques physiques significatives, faites-le exister dans l’imagination de vos lecteurs ou auditeurs.

Vous croyez que le héros de l’histoire de l’âne s’appelle vraiment Nikos ? Peut-être même qu’il n’a jamais existé ! Romancer un peu ne veut pas dire mentir.

Faites également parler vos différents personnages : ouvrez les guillemets, donnez-leur de la voix ! A l’écrit, vous pouvez faire ressortir ces passages en les mettant en italique, en gras ou en « blockquote ». A l’oral, déformez votre voix ou faites des imitations – en art oratoire c’est ce qu’on appelle la polyphonie du discours, excellente technique rhétorique.

A retenir : pour faire exister un personnage, nommez-le et faites-le parler.

Astuce n°3 : Faire entre le méchant

Pour que votre personnage principal mérite vraiment son titre de héros, encore faut-il qu’il soit prêt à se battre. C’est le schéma classique de tous les films d’action, et même des films et des livres en général : le « gentil » doit se battre contre les « méchants ». Attention toutefois à la distribution des rôles.

Selon le psychologue américain Karpman, disciple d’Eric Berne et de l’Analyse Transactionnelle, la plupart des crises ou conflits font émerger trois rôles ou figures : le Persécuteur, le Sauveteur, et la Victime.

C’est ce qu’il appelle le triangle dramatique :

triangle01
Le triangle dramatique

Pour faire l’analogie avec un conte de fées par exemple, disons que le Persécuteur est incarné par le dragon qui enlève la jolie princesse, où son père le roi qui l’enferme dans une tour. La victime est donc la princesse, et le Sauveteur est le prince qui veut la libérer.

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Conte de fées

Ce qui est important ici, c’est que le sauveteur est une tierce personne.

Le rapport de force ne doit pas être dualisé, votre héros ne doit pas être un Persécuteur repenti ni une Victime qui tente de se rebeller. Il doit sembler surgir de l’extérieur, venir « d’ailleurs ».

Le rapport de force s’établit entre le « méchant » et les gens « à sauver ».

Le héros vient trianguliser cette relation et donc rééquilibrer le rapport de force. Il agit pour le bien des autres et non seulement pour lui-même.

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Relation en triangle

Un exemple d’utilisation du triangle dramatique en marketing ?

L’incroyable publicité diffusée (une unique fois pendant le Super Bowl aux USA) le 22 janvier 1984 pour le lancement du Macintosh :

Image de prévisualisation YouTube

La référence à 1984 de George Orwell, Big Brother prenant ici le visage de « Big Blue », symbolisant IBM et sa situation de monopole. Les usagers, réduits à une armée de clones soumis et désœuvrés, lobotomisés par Big Blue. Et l’héroïne, blonde pulpeuse et aventureuse, qui vient détruire l’écran et sauver les utilisateurs.

Traduction symbolique : Apple est le Sauveteur des usagers, pauvres Victimes d’un Big Blue Persécuteur. Sans Apple, l’année 1984 aurait-elle réellement ressemblé au cauchemar d’Orwell ?

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De même, pour vendre un produit, triangulisez la relation : les Victimes constituent votre public cible.

Qui est leur Persécuteur ? Un concurrent ? Une absence de solution ? Un mal social ?

Vous intervenez alors comme Sauveteur, ou proposez votre produit comme tel. Faites entrer le méchant dans la danse pour faire apparaître votre personnage principal, par contraste et juste distribution des rôles, dans le rôle du gentil, du vrai héros.

Astuce n°4 : Être prêt à combattre

Une fois le méchant identifié, il va falloir le battre, le détruire ou le neutraliser. Cette phase est la plus importante de votre histoire. Il s’agit, dans une structure scénaristique classique, du CLIMAX – l’apothéose.

D’une façon générale, un scénario s’organise en une poignée d’étapes :

1er temps : Présentation de la situation initiale, ou « exposition ». Le décor est planté, le personnage principal apparaît. A priori tout est normal et on voit le personnage dans sa routine, dans son quotidien, sans qu’il n’y ait aucune raison pour que cela change.

2e temps : Incident déclencheur ! Quelque chose vient déranger le héros dans sa petite vie normale. Les choses ne peuvent plus continuer comme avant. Le personnage principal se fixe un nouvel objectif, et s’engage dans une quête en vue de l’atteindre.

3e temps : Les choses ne sont pas faciles, et notre héros se heurte à plusieurs obstacles. Il s’agit des « épreuves qualifiantes ». En les surmontant, notre héros prouve qu’il peut continuer sa quête.

4e temps : L’épreuve principale. Après quelques épreuves « test », il va falloir livrer le vrai combat. Voilà le CLIMAX. L’issue de ce combat est appelée « réponse dramatique » : le héros peut réussir, ou échouer. Bien sûr dans notre histoire le héros doit gagner.

5e temps : Le dénouement. Nous allons voir ça un peu plus bas.

structure scénario, valentin becmeur

Structure d’un scénario

Application : Vous voulez vendre une nouvelle méthode pour arrêter de fumer.

1. Vous présenter Hector, fumeur classique, consommation normale et régulière.

2. Hector se rend soudainement compte des méfaits de la clope : haleine qui pue, dépense excessive, et sa femme menace de le quitter ou refuse d’avoir un enfant avec lui s’il n’arrête pas. Il va tenter d’arrêter.

3. Problème, la clope c’est vraiment tentant, Hector résiste mal. Les producteurs de tabac sont de redoutables manipulateurs, les vendeurs de tabac de sacrés filous, tout semble le ramener à la clope. L’ennemi, c’est le tabac. Il faut le personnifier (il y avait d’ailleurs une pub anti-tabac où l’on voyait une grande cigarette de taille humaine séduire un homme). Même les méthodes classiques ne fonctionnent pas très bien (patch etc). Mais grâce à votre méthode spéciale, Hector commence à réduire sa consommation, et s’arrête même plusieurs jours d’affilée.

4. Le grand combat : stopper définitivement la clope.

5. Une vie plus saine, Hector retrouve sa femme, ils s’embrassent et elle apprécie son haleine fraîche, et grâce à l’argent économisé ils s’offrent un voyage à Venise !

Astuce n°5 : Le retour à la raison et l’appel à l’action

Quelle belle histoire que celle d’Hector, n’est-ce pas ?

Mais à ce stade, le storytelling n’est pas encore tout à fait complet.

Le lecteur peut en effet tirer lui-même la morale de cette histoire, mais le fera-t-il vraiment ? Le principe du storytelling en tant que technique de vente consiste dans une certaine mesure à expliciter cette morale.

Nous l’avons vu plus haut : le storytelling a pour but essentiel de capter l’attention. Mais une fois l’attention du public captée, il faut également satisfaire sa raison.

Dans l’histoire du début, « l’ombre de l’âne », Démosthène est tellement déçu par le jury qu’il s’interrompt juste avant le dénouement.

Or, il aurait pu trouver une histoire pour sensibiliser les jurés au cas qu’il doit défendre. Tant pis si les véritables arguments n’arrivent qu’à la fin : le but est bien d’y arriver et de convaincre, quel que soit le procédé (tant est que l’on est convaincu de défendre la vérité).

A la différence d’une structure scénaristique classique, où le dénouement coïncide avec une simple « happy end », le dénouement du storytelling est une forme de transition avec les étapes suivantes du modèle communicationnel moderne : retour à la raison et appel à l’action.

Une fois l’histoire d’Hector terminée, vous devez expliquer pourquoi la méthode a marché, comment elle fonctionne, bref, fournir tous les arguments rationnels qui montrent que votre histoire est plausible et réaliste.

Et ensuite ? Inviter le lecteur à essayer lui-même cette méthode anti-tabac. Pour cela cliquez ici ou là, remplissez le formulaire etc. C’est l’appel à l’action. L’invitation finale. Si l’histoire m’a plu, si je veux ressembler à Hector, ce héros, voilà ce que je peux faire, concrètement, plutôt que simplement rêver et demeurer dans le monde imaginaire de l’histoire.

De même, maintenant que vous avez compris comment se construit une bonne histoire,

À vous de rédiger de super articles et lettres de vente en reprenant tous ces ingrédients et en suivant toutes ces étapes !

Article invité rédigé par Valentin BECMEUR du blog Coach Eloquence.

Valentin vous recommande Hypno Paris.

Photo © AkunaMatata – Fotolia.com

35 Comments to “5 astuces pour capter l’attention de vos lecteurs et décupler votre pouvoir de persuasion”

  • benaouda 20 juin 2013 à 13 h 23 min

    trés bonne leçon et bonne continuation

  • Marjorie@Allerbien.com 20 juin 2013 à 14 h 00 min

    Bonjour Valentin
    J’adore ton article et il vient de me faire réaliser une chose. J’applique cette technique au quotidien lorsque j’écris mes scripts en hypnose. Je suggère un max de possibilités jusqu’à ce que la personne  » achète » inconsciemment SA solution mais je ne l’applique pas sur mes articles. Je vais revoir quelques trucs en cours :)
    Merci
    Marjorie

    • Valentin Coach Éloquence @Coach-Eloquence 21 juin 2013 à 13 h 33 min

      Merci Marjorie, c’est vrai les histoires symboliques et métaphoriques utilisées en hypnose suivent souvent un schéma similaire, les thérapeutes sont d’abord des magiciens des mots et d’excellents storytellers. Erickson était un maître du genre – le livre « Ma voix t’accompagnera », en plus de fourmiller d’idées pour les hypnothérapeutes, est une fascinante leçon de storytelling dont peuvent également faire usage les marketeurs. Je m’inspire beaucoup de ce genre de recueils d’histoires et de contes.

  • Noé Facq 20 juin 2013 à 15 h 15 min

    Bonjour Valentin,

    ton article m’a épaté! Je suis amateur du story telling. Je dirais que mon principal souci serait celui de trouver des histoires comme celles de Démosthène. Je ne me sens pas encore l’âme d’inventer des histoires aussi passionnantes.
    Même Jésus faisait ça!
    cordialement,
    Noé Facq

    • Valentin Coach Éloquence @Coach-Eloquence 21 juin 2013 à 13 h 47 min

      Bonjour Noé ton commentaire me touche, merci ! Jésus, storyteller modèle ? D’une certaine façon oui, ses paraboles imprègnent les coeurs et les esprits, transformant les comportements et les relations… Et ses histoires sont tellement puissantes qu’elles continuent de vivre à travers les siècles ! Je suis justement en train de lire 2 bouquins sur le sujet, superbes : « Le conteur de paraboles » de Robert Badenas, et « Jésus thérapeute : la force libératrice des paraboles » d’Anselm Grün. Il y a tant à apprendre des religions, en matière de sagesse bien sûr mais aussi en ce qui concerne le storytelling !! Et c’est en lisant des histoires inspirantes, en se gavant d’histoires en tout genre, que l’on finit par inventer les siennes le plus naturellement du monde :)

  • Adrien 20 juin 2013 à 16 h 09 min

    Super ton article ! Je suis vraiment d’accord avec toi à tous points de vue : le storytelling accroche réellement le lecteur et tu l’as prouvé dans cet article.
    Et merci d’avoir partagé cette publicité d’Apple que je n’avais jamais vue et qui résume parfaitement ce triangle dramatique !

    • Valentin Coach Éloquence @Coach-Eloquence 21 juin 2013 à 14 h 02 min

      Merci Adrien ! Le marketing est l’un des champs les plus créatifs en storytelling, l’étudier à travers les pubs est vraiment passionnant, je raffole de tous ces clips. Et dire que Steve Jobs, à l’origine de cette pub spectaculaire, s’est fait viré d’Apple l’année suivante, quelle ironie !
      La particularité du triangle dramatique, selon Karpman, est que nous devenons tour à tour Sauveteur, Persécuteur et Victime. Nous ne sommes jamais « figés » dans des rôles et la roue tourne. Steve Jobs a endossé malgré lui un rôle de Persécuteur (face à John Sculley) pour devenir ensuite Victime (être viré de la société qu’il avait lui-même créée)… et revenir dix ans plus tard en Sauveteur (conduisant Apple au succès) ! Les bons storytellers retombent toujours sur leurs pattes ;)

  • sylvie 20 juin 2013 à 17 h 44 min

    Super article très complet. Le story telling est vraiment la base du marketing efficace. A mettre en pratique :).

  • Jacky@Dream Maroc Creator 20 juin 2013 à 18 h 21 min

    Oui le story telling pour captiver l’auditoire, c’est ce que nous avait enseigné feu notre maître à tous (ou presque) un certain Christian .

    Je l’ai d’ailleurs beaucoup utilisé en écrivant mon livre sur le Maroc * pour conserver l’attention du lecteur et aérer.

    Très intéressant ton article. Peut être un petit poil trop long , j’ai du mal à conserver mon attention jusqu’au bout. L’âge peut être ;-)

    Bien amicalement
    Jacky
    * « Maroc Le découvrir, l’aimer , s’y installer » : http://jadidalocations.com/blog-maroc/jacky-maroc

    • Valentin Coach Éloquence @Coach-Eloquence 21 juin 2013 à 14 h 09 min

      En effet Jacky je reconnais que c’est un peu long, disons que je ne publie pas tous les jours sur VM donc j’ai voulu donner le maximum d’un coup ;)
      Au final je suis content que l’article t’ait quand même intéressé, et au passage bravo pour ton livre sur le Maroc !

  • france@vouloiretreussir 20 juin 2013 à 19 h 11 min

    bonjour et merci Valentin. ton article est si long que, comme a mon habitude dans ce cas, le l’ai lu en commencant par la fin. c’est un bon truc pour les impatients, essayez….;-))
    Article precis et amusant a lire a l’envers..Je vais me mettre a ecire des polars..encore merci
    ca rend plus amusant le fait de vendre!

    • Valentin Coach Éloquence @Coach-Eloquence 21 juin 2013 à 14 h 14 min

      Ahah pas mal, bon exercice que d’expérimenter différentes formes de lecture ;) A vrai dire je fonctionne un peu comme ça, j’aime bien commencer un bouquin par les dernières pages, ou en ouvrir au hasard, picorer… Et encore plus sur le net où l’on ouvre plusieurs onglets simultanément, on clique sur des liens puis on revient, on joue avec le curseur, la scrollbar… Je réfléchirai à la construction d’un article en partant de cette idée : que se passe-t-il si on débute par la fin ?
      A suivre…

  • Richard SIMONET 20 juin 2013 à 21 h 28 min

    Bonjour Cédric, bonjour à tous,

    Encore un excellent article bien illustrer qui nous permet de comprendre que le succès s’obtient avec une action coordonnée, dynamique et surtout bien structurée.

    Rien ne peut arriver si l’on ne suit pas ce schéma.

    Dans la même lignée le QQOQCCP est pas mal non plus.

    Cordialement.
    Richard

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    • Valentin Coach Éloquence @Coach-Eloquence 22 juin 2013 à 10 h 48 min

      Excellent le QQOQCCP, indispensable à faire ne serait-ce que pour soi-même pour bien savoir de quoi on parle. Après, c’est comme pour toute technique : il ne faut pas se contenter de l’appliquer automatiquement comme une recette qui « marcherait à tous les coups », mais se l’approprier et l’avoir en réserve pour s’en servir naturellement quand le contexte s’y prête.

  • Maurel Archange@Marketing Viral 21 juin 2013 à 0 h 48 min

    Salut Valentin,
    Très bon article sur le storytelling. Très bien détaillé et surtout très facile à appliquer. Je l’utilise fréquemment avant de faire la présentation de mon entreprise. Ça crée les liens avec ceux qui écoutent. Surtout quand je raconte mon histoire et mon expérience. Ça crée un rapport instantané.
    Maurel Archange.

    • Valentin Coach Éloquence @Coach-Eloquence 22 juin 2013 à 10 h 52 min

      Salut Maurel en effet le storytelling est idéal pour créer un lien très spécial avec son public, car en racontant une histoire, on réveille la part d’enfant qui sommeille en chacun. On contourne l’esprit rationnel pour faire appel à l’émotionnel. On lève certains barrages mentaux, certaines résistances, pour imprimer un message fort dans le coeur de chacun. C’est en ce sens que le storytelling est une arme redoutable. Et le contexte d’entreprise s’y prête particulièrement bien.

  • Xavier@ club du succès Internet 21 juin 2013 à 1 h 20 min

    Salut Valentin,

    Article bien structuré et hypnotisant comme dirait Christian Godefroy.

    La technique est vraiment pratique et a toujours ses effets. On a beau lire une belle histoires des dizaines de fois, on ne se fatiguera pas. Je dirais plutôt, notre subconscient ne se fatiguera pas. Christian Godefroy en avait le Secret.
    A la lecture de Cet article, j’ai comme impression que tu a suivi le cours de copywriting hypnotique de Christian

    Merci de partager cette merveilleuse technique avec nous.

    Amicalement,
    Xavier

    • Valentin Coach Éloquence @Coach-Eloquence 22 juin 2013 à 11 h 06 min

      Salut Xavier, Christian Godefroy était un maître du genre, ses écrits (et produits) méritent d’être étudiés, lus, relus, décortiqués… Cédric suggérait d’ailleurs de suivre toutes les campagnes de lancement de produits des meilleurs marketeurs – même sans intention d’acheter leurs produits, ne serait-ce que pour s’imprégner de leur modèle, de leurs techniques, de leur façon de faire. C’est un excellent conseil. C’est d’abord en lisant qu’on développe son talent d’écriture, qu’on décuple son impact de copywriter.
      Par ailleurs tu dis qu’on peut relire une belle histoire des dizaines de fois, on ne se fatiguera pas : c’est vrai, et surtout, on la retiendra ! Le problème d’un texte trop technique est qu’il ne laisse aucune trace dans notre esprit. Or le but est bien que ceux à qui on s’adresse se souviennent de ce qu’on leur dit. En faisant travailler l’imagination de nos lecteurs ou auditeurs, en leur faisant visualiser l’usage de notre produit et ses conséquences positives, on laisse un souvenir durable dans leur esprit – même à un niveau peu conscient, en ce sens on frôle effectivment les techniques hypnotiques par de nombreux aspects.

  • Sébastien@marketing affiliation 21 juin 2013 à 7 h 46 min

    Bonjour Valentin et bonjour à tous,

    un article qui explique une technique, c’est bien… Un article dans lequel est mis en œuvre ce qu’on explique, C’est encore mieux !

    Voilà pourquoi j’ai beaucoup aimé ton article, les idées s’enchaînent naturellement et j’ai suivi ton texte sans me rendre compte de sa longueur.

    Si ça c’est pas une preuve que ça marche, alors je ne sais pas ce que c’est ;-)

    @Noé

    Pour les histoires, voici quelques adresses :

    – Les fables de Lafontaine : http://www.lafontaine.net/lesFables/accueilFable.php

    Il y a toujours une morale dont tu peux te servir pour mettre en valeur ton message.

    – Pour les histoires Grecs : http://www.mythesgrecs.com/

    Voilà, je suis également preneur d’adresses à histoire alors si vous en avez à partager je serai ravi…

  • Des Trucs Pour Changer De Vie 21 juin 2013 à 7 h 50 min

    On a tendance à s’identifier au héros. C’est le principe utilisé. Et ça marche la plupart du temps. Bravo pour cet article très complet.

    Pas évident de mettre en pratique. C’est tout un art. Mais quand on y parvient, c’est le top.

    En tout cas, les principes sont très bien exposés.

    Sam

    • Valentin Coach Éloquence @Coach-Eloquence 9 août 2013 à 14 h 16 min

      Tout un ART, c’est bien dit Sam, c’est-à-dire le contraire une science exacte ! Ce qui signifie qu’il n’y a pas de recette toute faite que l’on pourrait appliquer automatiquement : il faut toujours s’adapter, réviser, retravailler son texte… On est loin d’un logiciel qui produirait en un clic des textes parfaits pour scotcher l’attention de tout le monde !

  • Hugo@Conseils Séduction par CCA 21 juin 2013 à 11 h 38 min

    Un excellent article !

  • samuel@entrepreneur d'internet 21 juin 2013 à 12 h 56 min

    Salut Valentin,

    une histoire vaut mieux que mille mots.

    Une autre manière de comprendre pourquoi est ce que les histoires sont de plus en plus utilisés, c’est de voir comment les plus grands copywritters l’utilisent et font des ventes énormément avec leurs lettres de ventes.

    Je les utilisent déjà dans tous mes articles paru le vendredi sur mon blog.

    Amicalement,
    Samuel

  • chems 23 juin 2013 à 22 h 13 min

    en fin de compte, « imager » l’ecriture ça donne du plaisir même pour l ecrivain, c est plus cool de vivre l idee en images …

  • Benjamin Challoy@Comment-Faire-Blog 24 juin 2013 à 19 h 10 min

    Vraiment sympa cet article, il a bien capturer mon attention, et puis cette pub à la fin, superbe ^^

    Je repasserai sur ton site Valentin, on a déjà discuter et j’aurai un projet à discuter avec toi d’ailleurs ;)

    A bientôt alors !
    Benjamin

  • Découvrir et vivre Berlin 25 juin 2013 à 21 h 50 min

    Bon, et du coup, il s’est passé quoi, avec l’âne?

    • Valentin Coach Éloquence @Coach-Eloquence 9 août 2013 à 14 h 22 min

      Ahah, à chacun d’imaginer la conclusion qui lui convient !! ;)
      Je propose celle-ci : les jurés se réveillent et déclarent le marchand et le commerçant tous les deux coupables… coupables d’avoir fait suer l’âne ! A eux de prendre soin de lui maintenant…

  • Olivier 28 juin 2013 à 15 h 01 min

    Bonjour,

    j’ai lu l’article et je tenais à te dire que je le trouve génial et très clair pour un novice de l’écriture comme moi.

    Merci à toi.

  • Pierre@business-vie-developpement 29 juin 2013 à 11 h 09 min

    Bonjour
    C’est une technique de marketing à laquelle manque la personnalisation. Elle traduit le besoin qu’ont les gens de s’identifier: le marketing ou la nouvelle catharsis médiatique !

  • Michel@Changer-Gagner 5 juillet 2013 à 22 h 19 min

    Bravo pour ce long article didactique. Un peu long…

    C’est une version de la trame de bien des histoires, contes. Il y a aussi les cartes de Propp (si ma mémoire est bonne).

    Mais je dirais que ce n’est pas nécessairement toujours comme cela qu’il faut organiser ses textes marketing. L’essentiel est qu’ils génèrent de l’émotion et cela peut être fait de différentes façons. L’écriture hypnotique en est une.

  • Hugo 6 octobre 2014 à 11 h 40 min

    Salut,

    Merci pour les explications détaillées concernant le storytelling que tu as fourni dans cet article. C’était un réel plaisir de te lire.

    A bientôt,
    Hugo.

  • Pascal 7 décembre 2014 à 17 h 41 min

    Bonjour et bravo à Valentin pour ce superbe article!

    Mon attention a été captée par l’histoire de l’âne et j’ai connu personnellement des textes qui m’ont littéralement scotché: ceux du formidable Christian Godefroy.

    C’était un plaisir que de lire ses mails!

    Je vais donc suivre les conseils de Valentin.

    à bientôt!

    Pascal

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