Juil
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Les mots sont des armes : comment viser juste et toucher votre cible ?


Article invité rédigé par Valentin BECMEUR du blog Coach Eloquence, dans le cadre de l’événement La Valse des Invités.

Pourquoi intervenir aujourd’hui sur un blog dédié au copywriting ?

Parce que copywriting et art oratoire se fondent sur une même chose : le pouvoir des mots.

Dans ces deux domaines, ce qui compte, ce ne sont pas tant vos idées que votre façon de les présenter :

Une même idée peut avoir un impact extraordinaire si elle est bien formulée, ou un effet proche de zéro si elle ne s’appuie pas sur les bons mots…

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Les mots sont des armes !

Les mots sont des armes

« [Il sait que] le mot juste atteint plus sûrement la cible que l’arme la plus perfectionnée. » (Rolland Jaccard, à propos de Wittgenstein)

Les mots ont en effet une puissance redoutable, parce qu’ils ne touchent pas seulement les corps, mais les cœurs !

Prolongeons cette métaphore guerrière… Avez-vous déjà fait du tir ?

La justesse d’un tir se traduit généralement par son « rendement », c’est-à-dire par le rapport qui existe entre le nombre de coups au but et celui des coups tirés. La justesse du tir nécessite donc :

  • Que l’ensemble des coups soit dans la plus petite surface possible, c’est la précision du tir ;
  • Que le point moyen des coups soit aussi près que possible du point à atteindre (le centre de la cible), ce qui est rendu possible par le réglage du tir.

On distingue ainsi ces trois sortes possibles de tir : Tir précis / Tir réglé / Tir ajusté (précis + réglé)

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Avec les mots, c’est la même chose. Dans vos discours ou vos articles, chaque mot correspond à un impact de balle :

Votre langage peut être précis, mais trop technique, donc inadapté. Il peut être réglé, c’est-à-dire mieux centré, mieux ciblé car plus généraliste, mais de ce fait moins précis, plus « pauvre », et donc perd en impact.

L’idéal est d’utiliser un vocabulaire à la fois précis et adapté à votre public.

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A moins que votre public ne soit ultra-spécialisé dans le même domaine que vous, les mots trop techniques sont à éviter le plus possible.

Vous pouvez bien sûr en utiliser quelques-uns ci et là, en guise « d’arguments d’autorité », pour révéler ou rappeler votre savoir et votre expertise.

Mais n’en abusez pas ! Sinon vous basculerez dans le jargon incompréhensible des pseudo-experts, qui impressionne peut-être certains esprits un peu faibles mais qui n’en marque aucun, parce que personne n’en retient rien.

Privilégiez les mots et les formules simples, ils toucheront la majorité des personnes qui vous liront (ou vous écouteront).

Toutefois, simple ne veut pas dire simpliste, vulgaire ou imprécis.

Des mots simples peuvent décrire des choses spécifiques. Il est possible d’expliquer simplement quelque chose de très technique ou complexe.

C’est d’ailleurs là le véritable art de la communication verbale, qu’elle soit écrite ou orale : mettre des mots accessibles à tous là où d’autres n’y arrivent pas, et faire exister dans l’esprit de chacun ce qui leur semblait inconcevable.

Alors comment trouver ces mots ? Comment ajuster son propre vocabulaire pour un impact maximal ?

Apprendre à mieux désapprendre

Pour se servir des mots les plus adaptés, encore faut-il pouvoir les choisir. Pour utiliser les mots les plus simples, encore faut-il les connaître et pouvoir les sélectionner dans un vocabulaire riche et varié.

C’est tout le paradoxe : pour simplifier son vocabulaire, il faut d’abord l’enrichir !

Le langage nous semble quelque chose de tellement naturel que nous ne pensons pas vraiment utile ni même possible de nous entraîner pour ça. Un peu comme pour respirer, ou pour marcher : cela fait partie des automatismes, des activités « qui se font toutes seules » et pour lesquelles on n’imaginerait pas travailler.

Pourtant, comme pour le tir, comme pour toute activité sportive ou pratique d’un instrument, nous pouvons considérablement améliorer notre façon de nous exprimer grâce à un entraînement régulier.

Rien de bien compliqué cependant, c’est même plutôt simple et amusant, vous allez voir

Voici quelques exercices tirés de ma méthode d’enrichissement du vocabulaire, à faire comme des jeux, seul ou à plusieurs (en famille, avec les enfants…), chaque soir pendant au moins un quart d’heure :

1. Le jeu des synonymes

Ou comment découvrir que votre propre vocabulaire est bien plus riche que vous ne le pensez…

Nous répétons souvent les mêmes mots par réflexe.

Pourtant, nous sommes tous capables d’en trouver de nouveaux sans trop d’efforts, si nous prenons simplement le temps d’y penser.

Dans le langage courant, nous utilisons environ 3500 mots… mais nous en comprenons dix fois plus !

Et si nous les comprenons, nous pouvons aussi nous en servir.

Utiliser des mots différents, peu communs et peu fréquents, donnera immédiatement de vous l’image de quelqu’un de plus cultivé, de plus raffiné, semblant appartenir à une certaine « élite »…

Saviez-vous que la différence entre une personne lambda et une personne « de l’élite » tient à une cinquantaine de mots à peine ?

Alors rejoignez vous aussi cette élite, en commençant par trouver les synonymes de mots usuels tels que :

  • Beau
  • Bon
  • Facile
  • Difficile
  • Nul
  • Gentil
  • Intelligent

Prenez une feuille de papier, et notez tous les mots qui vous passent par la tête, et voulant dire la même chose. Si vous avez un doute sur un mot, vérifiez en suivant dans le dico !

Une fois cette liste épuisée, continuez avec d’autres termes qui reviennent fréquemment quand vous parlez.

Puis jouez à ouvrir un livre, ou un magazine, et à mettre le doigt sur un mot au hasard, puis un autre, etc.

Le but : trouver à chaque fois plus de synonymes. Si vous êtes à deux, celui qui en trouve le plus a gagné !

Et vous, quels synonymes avez-vous trouvés pour les mots ci-dessus ?

2. Le petit et son pépé se rendent en zone verte

Prenez une feuille de papier et écrivez une phrase, n’importe quoi. Le jeu est de réussir à dire la même chose autrement. Par exemple :

« Un garçon va au parc avec son papy. »

En pratiquant régulièrement le jeu des synonymes, vous devriez facilement trouver de nouveaux mots pour exprimer une même idée. Voici une solution possible :

« Un gamin et son grand-père se promènent dans le jardin. »

À ce stade, peut-être que certains se demandent si ce jeu est bien sérieux, tant les phrases données en exemple peuvent sembler enfantines… Alors complexifions un peu :

Le but est toujours de dire la même chose avec des mots différents, mais en ajoutant une contrainte. Pourquoi pas un lipogramme…

Le lipogramme est une figure de style consistant à exclure d’un texte certaines lettres de l’alphabet.

L’un des meilleurs exemples de lipogramme est le roman de Georges Perec La disparition, qui ne comporte pas une seule fois la lettre « e » !

Dans notre cas, supprimons la lettre A… D’où le nom étrange que j’ai donné à cet exercice (et qui n’est qu’une solution possible parmi d’autres).

Tentez la même chose, mais cette fois sans E, ni G – une surprise pour le premier qui a une idée !

Voici ensuite…

Comment reproduire facilement ce petit jeu :

Ouvrez un livre ou un magazine à n’importe quelle page, et utilisez un crayon pour pointer au hasard. Vous devez alors transformer la phrase ainsi pointée, en supprimant la lettre sur laquelle vous êtes tombé.

Si vous êtes à plusieurs, le premier qui trouve a gagné !

Vous pouvez piocher dans n’importe quel livre. Comme vous l’avez vu, même les phrases tirées de livres pour enfants peuvent présenter de vraies difficultés.

Et pour vous exercer dès maintenant, voici trois phrases que je viens de tirer au hasard dans trois ouvrages différents :

« Personne n’a oublié les frasques commis depuis une dizaine d’années par son compagnon, en particulier ce jour où, inspiré par le Saint-Esprit, il serait débarrassé de l’intégralité de ses vêtements pour accompagner sur sa route un homme pauvre », Jean-Luc Florin, L’air intelligent …sans le R !

« Par conséquent, si l’on ne peut être heureux qu’en étant oisif, restons oisifs », Robert Louis Stevenson, Apologie des oisifs …sans le O !

« L’odeur de la fumée s’apprécie également dans le barbecue », Ryoko Sekiguchi, Manger fantôme …sans le B !

Une surprise également pour les trois meilleures idées !

En pratiquant régulièrement ces exercices, vous enrichirez grandement votre vocabulaire et vous trouverez plus facilement le mot juste en toute circonstance.

Vous développerez aussi et surtout votre créativité, vous aurez plus fréquemment de nouvelles idées et saurez mieux les exprimer.

Les choses de ce monde ont un sens pour nous parce que nous pouvons les nommer. Elargir votre vocabulaire, c’est élargir votre vision du monde, et l’emprise que vous avez sur lui.

PS : Valentin vous invite à écouter ce morceau de Polica :

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Article invité rédigé par Valentin BECMEUR. Visitez son blog Coach Éloquence.

Photo © Luis Louro – Fotolia.com

29 Comments to “Les mots sont des armes : comment viser juste et toucher votre cible ?”

  • Aurélien@Bloguer 4 juillet à 16 h 53 min

    J’ai suivi les ateliers du club de l’éloquence dirigés par Valentin et non seulement j’ai beaucoup progressé au niveau de ma prise de la parole en public mais j’en garde un souvenir très agréable.

    Valentin j’espère que tu reprends les cours à la rentrée car ça me tente bien de continuer ! ;-)

    • Valentin Coach Éloquence 5 juillet à 23 h 58 min

      Salut Aurélien, merci pour ton message et ton témoignage !

      Au plaisir de se retrouver lors des soirées du Club à la rentrée, il y aura d’ailleurs des nouveautés et des surprises sont déjà en préparation… ;-)

  • Laurent 4 juillet à 16 h 58 min

    Bonjour Cédric, Valentin,

    C’est fou de ce dire que nous utilisons que 3500 mots dans le langage courant !
    Apprendre une autre langue ne devrait pas être si difficile donc ? ;)

    Merci pour ce très bon article.

    Amicalement,
    Laurent

    • Valentin Coach Éloquence 6 juillet à 0 h 10 min

      Bonjour Laurent,

      Bonne remarque, apprendre une nouvelle langue n’est pas si difficile en effet… et l’idéal est donc d’aller directement la pratiquer à l’étranger : car en plus de connaître un certain nombre de mots « usuels », c’est le fait d’en percevoir bien plus et de les comprendre intuitivement en fonction du contexte qui nous fait réellement progresser.

      Et quelques astuces mnémotechniques peuvent encore faciliter le travail !

      Les exercices que je donne dans l’article sont bien sûr applicables dans toutes les langues, voici une amusante façon de travailler son anglais par exemple :-)

      Cela dit, pour apprendre une langue étrangère au mieux, encore faut-il connaître sa propre langue à fond : on se rend parfois compte que l’on ne comprend pas certains mots étrangers, parce qu’on ne les connait même pas en français ! Et si un mot, un concept ou une idée n’est déjà pas maîtrisé dans une première langue, comment en trouver la traduction dans une autre ?

  • Thierry@blog marketing 4 juillet à 19 h 24 min

    Bonjour Valentin

    Intéressantes ces méthodes.

    Je me prête au jeu du gamin et de son papy pour voir si j’en suis capable. :)

    Sans le A
    Le môme se promène dans le lieu public jonché de belles pelouses escorté de pépé

    Sans le E
    Un gamin sort au parc conduit par son grand-papa

    Sans le G
    Un jeune homme se promène dans je square avec le père de son père. :)

    Le résultat après quelques petites minutes de réflexion est-il à la hauteur ?
    Plus sérieusement, cette technique peut permettre d’enrichir considérablement son vocabulaire. A pratiquer.

    • Valentin Coach Éloquence 6 juillet à 0 h 18 min

      Bonjour Thierry, de bonnes idées, c’est créatif, bien joué pour « le père de son père » ! ;-)

      Par contre, pour la première sans le A :
      « Le môme se promène dAns le lieu public jonché de belles pelouses escorté de pépé » (il y a un A dans « dAns » !)

      Pourquoi pas : « …se promène en ce lieu public… » :-)

    • Emilie@auxiliaire de vie 16 août à 13 h 38 min

      Bonjour, j’ai beaucoup aimé aussi me livrer à ce petit jeu. Je suis totalement d’accord, les mots sont une arme, et souvent ils sont utilisés sans en mesurer exactement leur porté. J’ai un ami qui m’a dit un jour : « le verbe est créateur », et là aussi j’ai pu me rendre compte ô combien il avait raison. J’essaie de faire attention à la portée de mes propos, sans pour autant les dénaturer. En tous les cas, merci de nous faire partager un tel article.

  • Paul@écrire un livre 4 juillet à 21 h 00 min

    Bonjour, Valentin !

    Très bon article. Les mots peuvent revêtir une fonction de persuasion ; posséder un vocabulaire riche me semble la meilleure façon de manier avec brio les mots et de parfaire son style d’écriture.

    Cordialement,
    Paul

    • Valentin Coach Éloquence 6 juillet à 0 h 21 min

      Bonjour Paul, merci pour ton message !

      Effectivement ces exercices sont tout aussi importants à l’oral qu’à l’écrit.

      Je suis d’ailleurs en pleine rédaction d’un livre sur le sujet… :-)

  • chems@apprentissagepolyvalent 4 juillet à 22 h 42 min

    en effet, à ne pas utiliser le potentiel des mots appris , on finit par oublier et par se retrouver à court de mots pour s’exprimer…!

  • Elmokhtar 4 juillet à 23 h 34 min

    Bonjour Laurent; Bonjour Cédric,

    Merci pour ces méthodes, cela a l’air idiot au début mais c’est très important si on veut enrichir son vocabulaire.
    J’ai beaucoup aimé la comparaison avec la précision du tir :)

    • Valentin Coach Éloquence 6 juillet à 0 h 25 min

      Bonjour Elmokhtar,

      Oui il ne faut pas se laisser rebuter par l’aspect apparemment enfantin de certains exercices. En réalité ils ont tous la difficulté qu’on veut bien leur donner !

      La métaphore des armes et du combat est très présente en rhétorique. Tu pratiques ou tu as déjà fait du tir ?

  • Mo de meseconomie 5 juillet à 0 h 59 min

    bonjour à tous,

    article fort instructif sur le pouvoir des mots.
    pour illustrer un tel pouvoir (des mots) dans la vie courante, il suffit de se référer au mode de de Communication de Barak Obama, par exemple.
    en 2004 il était un simple citoyen inconnu , mais IL a su utiliser ses qualités, choisir ses mots, avec efficacité pour se faire comprendre et par conséquent gagner l’élection présidentielle..
    amicalement

    • Valentin Coach Éloquence 6 juillet à 0 h 37 min

      Bonjour Mo,

      Obama citoyen inconnu en 2004 ? Pour les médias français peut-être, mais il avait déjà effectué trois mandats de sénateur dans l’Illinois, ce qui le démarque tout de même du citoyen de base ! ^^

      Cependant, du point de vue de sa comm, Obama est en effet un modèle d’orateur. Il sait choisir ses mots et adapter son attitude comme peu en sont capables, ce qui a indéniablement contribué à construire sa stature de grand président.

      En France, nous n’avons pas vraiment de personnalités politiques contemporaines pour nous inspirer. Il faut au moins remonter à de Gaulle…

  • Rodrigue@blog qui rapporte 5 juillet à 1 h 01 min

    Cet article est vraiment puissant, des méthodes comme celles ci permettent dans un même temps de flatter les moteurs, qui poussent de plus en plus à utiliser un langage varié, de une pour la longue traîne, de deux pour la densité de mots utilisés.

    Merci

  • Des Trucs Pour Changer De Vie 5 juillet à 10 h 45 min

    Il est vrai que nous avons tendance parfois à nous « enfoncer » dans un langage d’experts qui rend le discours incompréhensible pour le grand public.

    Dans mon job de salarié, j’ai entrepris ce travail de « vulgarisation » avec mes collègues qui doivent communiquer avec la Presse.

    Ils ne s’en rendaient pas compte, mais les journalistes ne comprenaient pas tout ce qu’ils racontaient. Cela a été long… J’ai dû leur faire comprendre qu’il fallait tenter d’être le plus simple possible: en plus de zapper le plus possible le langage technique, il faut ne pas se perdre dans des détails n’amenant rien au journaliste, qui au contraire le rebute…

    Je n’avais pas trop de mérite de m’être rendu compte de ce travers car… j’ai été journaliste moi-même durant plusieurs années et certains de mes interlocuteurs me « saoulaient » littéralement. Et parfois je n’arrivais pas à comprendre où ils voulaient aller… ;)

    Sam

  • William 5 juillet à 13 h 35 min

    Article très intéressant !!

    Tout comme laurent je suis surprit par rapport aux 3500 mots qui me semblent faible, et aux 35000 qui me paraissent beaucoup. Par contre en ce qui concerne l’apprentissage de langue, c’est souvent quelque chose de plus compliqué que juste d’apprendre des mots.
    Savoir parler une langue étrangère c’est plus souvent savoir répondre de manière automatique (comme on le fait en francais) avec une bonne prononciation/accent. Sans parler des expressions qui re-utilisent les mots que l’on connait deja, mais qui ont un sens complètement different au final.

    – Je ne suis pas ici pour faire de la pub, mais la méthode Pimsleur (payante) permet d’apprendre probablement entre 300 et 500 mots en 3 mois (30 min / jours) et de prendre l’habitude de comprendre ce que l’on entend et de répondre, ou bien de poser des questions ou demander quelque chose. Cela se base sur divers techniques afin de retenir les informations de manière efficace, et on a vraiment l’impression de parler un peu la langue (car notre prononciation est bonne et l’on peut répondre rapidement), même si on est parfois tres limité.

    – Au contraire de ca, il y a les applications mobile de chez Babylon (gratuit) qui permettent d’apprendre 3000 mots il me semble, avec images et sons, rangés par catégories. La version payante est très bonne egalement, mais pour quelque chose de gratuit cela permet deja d’apprendre beaucoup de mots, et c’est vraiment centré la dessus. Je me trouve cependant moins a l’aise pour comprendre et re-utiliser ces mots (meme a l’ecrit) qu’avec la premiere methode qui me convient mieux.

    J’aime beaucoup l’exercices des synonymes, et il faudrait que je m’entraine plus la dessus car c’est vrai que mon vocabulaire est assez pauvre parfois.

    Merci valentin !

  • sarah@psy en ligne 5 juillet à 14 h 55 min

    j’aime votre article , le coté pédagogique, la métaphore pour mieux assimiler et dépasser toutes les barrières de l’inconscient
    J’ai aussi apprécié l’exercice sur les synonymes
    tout ça me parle beaucoup et je vais appliquer immédiatement
    sarah psy en ligne

  • Cédric@méditation 6 juillet à 13 h 36 min

    Bonjour Valentin et merci pour cet exercice détonnant ! Je vais le pratiquer ces prochaines semaines !

  • jacques@navette aéroport 6 juillet à 14 h 34 min

    Bonjour. C’est vrai que tout est dit; les mots ont une grande importance. Mais comme il est dit dans l’article, vaut mieux utiliser des mots simples, rien de mieux. Persuader se fait soit avec des mots simples, des métaphores, des images ou des histoires.

  • Marie@Auxiliaire de vie Périgueux 6 juillet à 14 h 52 min

    Bonjour Cédric et Valentin !

    J’adore cet article, il résume clairement ce que je n’arrive pas à exprimer à mes collègues ! Tous prétendent être précis mais visent à côté ! Ces images sont tout bonnement géniales pour illustrer vos propos ! J’adhère !

    Disparition est un livre tout bonnement génial, j’adhère encore plus, le principe de ne pas mettre de « e » est déroutant au début, puis on s’habitue et on admire le génie de l’auteur !

    Merci pour cet article et bonne journée :)

    Marie

  • David@blog qui aide les commerçants. 6 juillet à 16 h 28 min

    C’est surprenant comme l’exercice peut paraitre simple et au final on se retrouve bloquer dans nos automatismes, j’ai pris note et grâce à ton article je m’en rends compte !

    Une superbe découverte musicale … MERCI mille fois !

  • samuel 8 juillet à 12 h 23 min

    Salut Valentin,

    je comprend maintenant à travers ton article, pourquoi mes conversations sont ennuyeuses.
    Je manque d’originalité dans mes phrases ; alors qu’en utilisant ces simples techniques que tu préconise je devrais être capable de générer plus de phrases qu’il n’en faut pour mieux toucher mes interlocuteurs.

    Samuel

  • Cédric Vimeux 9 juillet à 14 h 40 min

    Salut Valentin,

    Merci pour ta participation à la valse.

    J’ai beaucoup aimé ton article.

    Cédric

  • Youri 14 juillet à 13 h 58 min

    Bonjour Valentin,
    j’espère que les ateliers reprendront à la rentrée.
    Cet article me fait penser au montage vidéo sur lequel je suis actuellement en train de travailler.
    Il s’agit d’un débat sur la première embauche, et en effet, je me rend compte que les mots manquent de précisions. Sur deux heures de rush, j’en tire seulement 22 minutes de fond à proprement parlé.
    Tout le reste n’est qu’évasion sur des exemples mal construit ou des valeurs morales mal limitées.
    La bonne nouvelles, c’est qu’après dérushage, mon travail n’en sera que plus simple.

    Youri

  • Jean 18 juillet à 12 h 55 min

    Hello Valentin…
    j’arrive tard mais toujours content de te retrouver. Avec cet article tu remues la vase de nos automatismes. Comme on redécouvre un trésor sous la patine du temps.
    Mais oui les mots sont vivants, la langue nous façonne autant que nous la façonnons et mine de rien en faisant bouger un mot on fait bouger notre façon de penser.voire même de respirer… Tout un programme !
    Simplifier sans être simpliste c’est comme rester simple sans être naïf. Ça se cultive. C’est même le comble du génie. Quasiment une quête à l’égale des ésotériques d’antan qui cherchait à contenir le monde dans une formule magique, dans un mot, dans un son…
    D’un côté la profusion des possibles et des synonymes. de l’autre la flèche pointée du mot juste.
    Cher Valentin orfèvre de la belle parole .Toi tu choisis le mot. Moi je les fait exploser (« pastilles vocales »). On a de belles choses à partager…

  • Dominique@big bag 12 septembre à 12 h 40 min

    J’ai adoré vous lire ainsi que les nombreux commentaires. C’est vraiment très intéressant et instructif. Je me rends bien compte que par moment, le choix de mes mots ne correspond pas à la situation. En voulant être trop précise, il m’arrive de me perdre. Simplicité rime souvent avec efficacité.

  • Alice 5 mars à 10 h 22 min

    :) Personnellement, je milite contre l’utilisation abusive et systématique du terme « sympa », quintessence de la paresse à l’égard des justes formulations…
    J’ai beaucoup aimé également la mise en garde contre  » le jargon incompréhensible des pseudo-experts, qui impressionne peut-être certains esprits un peu faibles mais qui n’en marque aucun, parce que personne n’en retient rien. » Beum ! Ça, c’est le parfait exemple de l’argument bien formulé qui fait mouche. Très bon article !

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