Juin
23

Marketing « Brute de décoffrage » ou marketing « Joueur d’échecs »? Lequel choisir?


À votre avis, comment faut-il faire du marketing?

1/ Comme une brute de décoffrage : en fonçant sans réfléchir?

2/ Ou comme un joueur d’échecs : en planifiant à l’avance de nombreux coups?

Personnellement, j’ai choisi de faire du marketing comme une brute de décoffrage :)

Voici pourquoi :

agir
Echecs et mat !

Seules les actions comptent

Depuis 3 ans que je fais du marketing internet, j’ai rencontré énormément de gens qui « planifiaient » de créer un site pour en vivre.

Tels des joueurs d’échecs, ils mettaient en place leurs stratégies, les actions à accomplir, etc. Minutieusement. Dans les moindres détails. Ils voulaient être sûrs et certains de ne pas échouer. De réussir du premier coup. Que leur site soit le meilleur. Et vous savez quoi?

Beaucoup d’entre eux sont encore au stade de la planification… Et ceux qui ont fini par agir sont partis avec 25 coups de retard. En fait, ils étaient déjà Échecs et Mat avant même d’avoir avancé leur premier pion.

Alors je ne dis pas que la réflexion et la planification sont inutiles. Loin de là. Mais dans bien des cas, elles représentent un frein à l’action immédiate.

Et seule l’action peut amener des résultats.

Défoncez une porte à coups de tête

Faire du marketing, c’est comme essayer d’ouvrir une porte verrouillée sans en avoir la clé.

Certains vont mettre au point des stratégies étape par étape pour la faire sortir de ces gonds. Ou pour crocheter la serrure. Ils vont comparer les différentes techniques qu’ils auront mises au point, afin de connaître – tout au moins en théorie – celle qui fonctionnera à coup sûr. C’est leur droit. Et je ne dis qu’ils ont tort. Loin de là.

Mais personnellement, je choisi plutôt d’essayer de la défoncer à gros coups de tête. Et si ça ne marche pas avec la tête. Alors j’essaie avec le pied. Ou autre.

Ok, mon exemple est peut-être un peu extrême, mais je voulais marquer les esprits :)

Ou je veux en venir exactement? C’est simple :

Il est plus bien plus facile et plus rapide de faire une action immédiate, de voir les résultats et de corriger au fur et à mesure, plutôt que de réfléchir à un moyen de ne pas échouer en mettant au point un plan complet et infaillible (si un tel plan existe).

Jouer la brute de décoffrage est plus facile que d’imiter le joueur d’échec.

Secouer le monde en 10 jours pour faire un livre

Le 25 mai dernier, j’ai eu l’idée de faire un livre qui regrouperait de nombreux marketeurs influents. J’aurais pu planifier la conception de ce livre. Y réfléchir. Etc. Mais qu’ai-je préféré faire?

J’ai préféré jouer la brute de décoffrage et agir sans réfléchir. J’ai écris à de nombreux marketeurs influents, en leur disant simplement que je voulais réunir dans un livre commun des grands noms du marketing. Je n’avais aucun plan. Juste une date limite pour clôturer ce projet – le 5 juin 2011 – car je partais en Crète le 6 et je ne voulais pas devoir y travailler là bas.

Le résultat, vous le connaissez : le 6 Juin, je distribuais sur mon blog le livre « Comment j’ai fait mes premiers milliers d’euros sur Internet » dans lequel sont réunis Yvon Cavelier, Christian Godefroy, Frédéric Canevet, Eric Cardonnel, Stéphanie Hétu, Sylvie Laflamme, Olivier Rolland et bien d’autres.

Alors, je ne vous parle pas de ce livre pour m’en vanter – même si je suis relativement fier du résultat – mais juste pour vous montrer le pouvoir de l’action version « Brute de décoffrage ».

Si j’avais imité le joueur d’échec, je serais encore en train de « planifier » ce projet aujourd’hui. C’est sûr!

D’ailleurs, cela me rappelle un chapitre du livre Le Succès selon Jack de Jack Canfield…

Prêt? Feu ! En joue !

Vous connaissez l’expression « Prêt? En joue ! Feu ! »…

Jack Canfield préfère dire « Prêt? Feu ! En joue ! »

Pourquoi? Il l’explique ainsi :

« Trop de personnes gaspillent leur vie à viser sans jamais appuyer sur la détente. Elles se préparent interminablement jusqu’à ce que tout soit parfait. La façon la plus rapide de faire mouche est de tirer d’abord, de noter le point d’impact du projectile et de corriger son tir ensuite. »

Ce principe peut être appliqué à votre marketing. Vous devez agir immédiatement. Et corriger au fur et à mesure.

Avec des outils de suivi tels que Google Analytics, c’est très facile.

Alors bien évidemment, je ne dis pas qu’il ne faut pas réfléchir, ni rien planifier. Mais l’action immédiate doit impérativement rester votre priorité. Car sans action, vous ne pouvez obtenir aucun résultat.

46 Comments to “Marketing « Brute de décoffrage » ou marketing « Joueur d’échecs »? Lequel choisir?”

  • Davy@Blog WebMarketing 23 juin à 7 h 40 min

    Je suis légèrement en désaccord avec toi. Légèrement, car en effet, beaucoup (et j’en ai fait partie), attendent « la perfection » ou « le plan parfait ».

    Cependant, quand j’ai appliqué la méthode brute de décoffrage, le résultat à souvent été « une perte d’argent », et/ou de temps. Au contraire, quand j’ai planifié les choses, ça m’a permis d’augmenter ma productivité. Car je savais quoi faire, comment le faire, et quand le faire. Quand je ne planifie pas, je m’égare, je n’arrive à rien.

    Là où nos opinions se rejoignent, c’est que je pense que la recherche de la perfection, est un ENORME DANGER! Là où elles diffèrent, c’est où je pense qu’avoir une stratégie est plus rentable, et augmente la productivité.
    Je comprends tout à fait ton point de vue, je suis en communication avec des clients qui suivent de nombreuses formations, achètent des logiciels, mais qui ne se sont pas encore lancés! Et en effet, même si tout n’est pas parfait, il faut se lancer, un jour ou l’autre :)

  • Sylvain 23 juin à 8 h 02 min

    Bonjour Cédric,

    Je suis assez d’accord avec cette approche. Le nombre de personnes qui ont des « projets » et ne passent jamais à l’action est assez effarant !
    En ce qui me concerne, pour du développement de produit plus que pour du marketing pur, j’ai remarqué au fil du temps que mes meilleures réussites ont toujours été celles que j’avais lancé et finalisé sur une période courte, sous la pression, en concentrant l’essentiel du travail sur quelques jours.
    J’en ai déduit une méthode infaillible pour lancer un produit quoi qu’il arrive:
    Avant que le produit ne soit complètement finalisé et « emballé », je préviens tout le monde: affiliés, clients, billet sur mes blogs; je donne une date fixe pour la sortie.
    Quand l’info est publiée, impossible de faire marche arrière: il n’y a pas d’autres choix que de se mettre au boulot et terminer dans les délais, aussi courts soient-ils.
    (cf le théorème de parkinson sur le temps extensible)
    La récompense est à la hauteur du boulot !

    • Cédric Vimeux 24 juin à 11 h 07 min

      Salut Sylvain,

      Oui, je suis parfaitement d’accord avec toi. Le fait d’annoncer à tout le monde ton projet t’oblige à tenir tes engagements. Tu ne peux donc plus te permettre de réfléchir à la façon dont tu vas orchestrer les choses, et tu es obligé de passer à l’action rapidement.

      C’est également ma façon de faire dans la grande majorité des cas.

      Cédric

  • Laurent@Voyages Booster 23 juin à 8 h 04 min

    Effectivement, quand il s’agit de poser les premiers pions, ce sont des techniques qui sont efficaces car on se retrouve dans l’action.

    D’ailleurs j’aime beaucoup un concept de Tony Robbins qui dit que l’on doit toujours accomplir une action immédiate pour lancer un projet (une idée) qu’on vient d’avoir. C’est le moyen le plus sûr pour que celui-ci avance et ne finisse pas aux oubliettes comme la plupart des idées que nous avons.

    Mais tu utilises toi même le principe des cartes mentales pour structurer et développer tes projets. C’est que quelque part tu es conscient qu’il faut de l’organisation et de la stratégie pour mener à terme nos projets.

    Pour reprendre ton jeu d’échec, certains grands jours sacrifient leurs pions pour pouvoir positionner leur jeu et maîtriser le reste de la partie par la suite. Pas question de perdre sa reine ou encore son roi (game over).

    Tout est pensé pour arriver à un objectif précis.

    Alors oui il faut se lancer mais il faut faire attention à ne pas se brûler les ailes. Dans tout cas, tu peux y aller un peu comme une brute car tu as une certaine notoriété. Si un parfait inconnu avait eu la même démarche que toi, il aurait mis plus de temps pour obtenir l’aval des experts qui sont présents dans ton livre. Et surtout, la forme de leur demande aurait été primordiale. En arrivant avec de gros sabots, ils se seraient fait certainement royalement snober sur dans le temps imparti.

    Bref, ton contexte était propice à cette action. Pour les autres, ce que vous devez retenir, c’est qu’il faut agir, poser les premières pierres de l’édifice pour que la machine se mette en route.

    Et c’est là ou je rejoins totalement l’aparté sur la technique de Jack Canfield.

    On tire, on mesure, on corrige et on adapte. Il ne faut donc pas attendre la perfection pour commencer mais il faut tendre vers elle au fil des étapes.

    • Cédric Vimeux 24 juin à 11 h 15 min

      Bonjour Laurent,

      Oui, c’est exactement ce que je pense.

      Bien sûr, je ne joue pas la brute de décoffrage dans toutes les situations (quoique…) mais effectuer une action précise permet de pouvoir mesurer le résultat, voire ce qui fonctionne ou pas, etc. Et cela, il n’y a qu’en agissant qu’on peut le savoir.

      Croire que l’on peut connaitre par la simple analyse ce qui va fonctionner ou pas, c’est croire qu’on peut pisser plus haut que tout le monde. La seule façon de savoir, c’est de tester. Et je pense que faire la brute de décoffrage est la meilleure façon de poser une première action qui permettra de mesurer et d’effectuer ensuite une première analyse.

      Cédric

  • ludovic 23 juin à 8 h 11 min

    Il faut trouver le juste milieu à mon avis.

    Foncer tête baissée pour perdre du temps ou en crédibilité n’est pas
    non plus une solution.

    Gérer une entreprise (même en ligne) comme ça me paraît même
    un tantinet risqué. Passé à l’action OK, mais pas n’importe comment.

    Il vaut mieux être un joueur d’échec en bleu de travail qu’un
    fou furieux incontrôlable avec une masse (la vraie brute de
    décoffrage, hein !), non ?

    A+

    Ludovic

    • Cédric Vimeux 24 juin à 11 h 19 min

      Voyons Ludo,

      Tu es le mieux placé pour savoir que, la plupart du temps, je fonce tête baissée (comme le Taureau que je suis) et que j’adapte seulement après :)

      Cédric

  • Olivier@coaching d'entreprise 23 juin à 8 h 21 min

    Tout dépend du projet que tu veux mener !
    certains peuvent se réaliser sur un coup de tête,
    d’autres sont plus engageants et doivent être réfléchis…
    Pour le livre (excellent), la plus grande partie du
    travail d’écriture avait déjà été faite par les auteurs, donc
    après il fallait bien gérer le timing ..

  • Guy 23 juin à 9 h 34 min

    Je suis autant de l’avis de Cédric… que de celui de Davy.

    j’ai 58 ans et j’ai créé une 10aine d’entreprises pour moi et j’ai participé à une 60aine pour d’autres (c’était mon boulot).
    La planification est une valeur sûre : il ne faut pas partir tous azimuts au risque de se perdre
    L’Action est une valeur sûre : si on n’agit pas… on n’a aucun résultat.

    Il faut donc un mix des 2. Suivant la complexité d’un projet, il convient de planifier un certain nombre ….. d’actions à réaliser.
    Par exemple, la vente d’un e book :
    je commence par faire une page de vente…. ou je commence à écrire mon livre
    j’ouvre un compte PAYPAL AVANT….. de me doter d’un auto répondeur.

    Oui Cédric tu as raison….. mais tu utilises les cartes mentales…. donc tu planifies… ta réflexion…. avant d’agir.

    Par contre, ce qui peut devenir sterile ainsi que le souligne Davy c’est le PERFECTIONNISME. Là se trouve la source de la perte de temps. Et je sais de quoi je parle car je suis un perfectionniste…. mais je me soigne !

    Ce débat entre nous est quelque peu stérile puisque nous sommes NOUS des entrepreneurs.

    Les autres, ceux qui ont des projets mais n’agissent pas, ne sont que des REVEURS.

    • Cédric Vimeux 24 juin à 11 h 22 min

      « Ce débat entre nous est quelque peu stérile puisque nous sommes NOUS des entrepreneurs. Les autres, ceux qui ont des projets mais n’agissent pas, ne sont que des REVEURS. »

      J’ADORE :)

      Cédric

      • Laurent@Voyages Booster 24 juin à 11 h 53 min

        Excellente remarque :)

        Au final peu importe la méthode, l’important c’est qu’elle fonctionne (sur le long terme) pour celui qui la met en œuvre

  • Guy 23 juin à 9 h 36 min

    je crois avoir lu quelque part qu’une stratégie marketing peut être la création d’une polémique.
    Belle leçon que tu nous donnes là, Cédric.
    Bien cordialement,
    Guy

  • Gael 23 juin à 11 h 51 min

    Sinon on peut y aller mode brute de décoffrage mais intelligemment .
    Le perfectionnisme pousse à l’inaction, mais d’un point de vue marketing, tu dois à un moment ou un autre passer à l’action pour atteindre la perfection … en testant de petites parties de ton marché pour améliorer ton offre par exemple. Comme quelqu’un l’a dit avant, sacrifier quelques pions mais garder les meilleurs :)
    Brute de décoffrage ou joueur d’echec, je pense que les deux sont dangereux, vaut mieux un mix des deux :)

  • Yvon@copywriting 23 juin à 11 h 55 min

    Salut Cédric…

    Tiens c’est bizarre il te vient d’où l’idée de cet article ? :D

    Je suis bien évidemment à 100% PAS D’ACCORD DU TOUT avec toi.

    Je te répondrai d’ailleurs en détail dans un article à part entière où je te prouverai le contraire de ce que tu avances ici :)

    Par exemple, pour reprendre ton idée de livre en 10 jours, tu as de la chance d’être tombé sur quelques personnes qui ont pu rendre l’idée réalisable. Sinon, ce ne serait encore qu’un projet.

    Mettre en oeuvre un projet à grands coups de têtes dans les portes, c’est sympa quand on veut bricoler et qu’on est surtout super bien entouré. Après quand on veut faire les choses pour poser les jalons d’une activité qui rapporte à long terme, alors peut-être qu’il faut prendre un peu plus de recul et pas se la jouer gros bourrin qui défonce tout…

    Ca va vite sur Internet. Un hater quelconque s’empare de ton idée mal aboutie, mal ficelée, mal mise en forme, et tu te retrouves le bouffon d’une vidéo, d’un mail d’un article de blog, ou d’un post de forum qui fait le tour de la toile en quelque heures…

    J’ai quelques exemples sympas dont je peux te parler en privé si tu veux…

    Quand on envoie un mail à 25000 personnes pour qu’elles téléchargent un livre, on ne peut plus revenir en arrière. Si on s’est planté dans le livre, ou dans l’idée, alors on fera mieux la prochaine fois, mais pour cette opé-ci, c’est d’ores et déjà plié…

    Ca passe ou ça casse, quoi… Et même s’il est bon de ne pas trop attendre, de ne pas toujours remettre au lendemain, et d’agir plutôt que de parler, réfléchir un peu, parfois, ça a du bon…

    Bien sûr, certains ne font que réfléchir, et n’agissent pas.

    Mais d’autres agissent à tort et à travers, et c’est un peu plus de leur crédibilité qui en prend un coup à chaque fois. Ou ce sont des partenariats qui s’arrêtent du jour au lendemain. Ou des milliers d’euros de chiffre d’affaires qui s’envolent parce qu’un ancien partenaire froissé a décidé de te mettre la misère…

    Moi, à coup sûr, je suis un joueur d’échecs. Et ça m’a pas mal réussi jusque là :)

    Comme quoi les deux stratégies fonctionnent. Une n’est pas forcément meilleure que l’autre.

    Chacune correspond à une personnalité bien différente. L’idée est de pouvoir en assumer les conséquences jusqu’au bout dans chaque cas. Et surtout de pouvoir vivre avec ces conséquences.

    Bref c’est toujours le même débat : La sagesse du vieux biscart contre la fougue du jeune premier. Le plus rigolo de ce débat c’est qu’un jour ou l’autre, le second devient invariablement le premier, mais jamais l’inverse…

    • Cédric Vimeux 24 juin à 12 h 12 min

      Salut Yvon,

      > « Je suis bien évidemment à 100% PAS D’ACCORD DU TOUT avec toi. »

      Je le savais déjà :)

      > « Je te répondrai d’ailleurs en détail dans un article à part entière où je te prouverai le contraire de ce que tu avances ici :) »

      Volontiers :)

      > « tu as de la chance d’être tombé sur quelques personnes qui ont pu rendre l’idée réalisable. Sinon, ce ne serait encore qu’un projet. »

      Oui, je suis bien d’accord Yvon. Mais prenons la situation dans l’autre sens si tu le veux bien : Serais-je tombé sur les bonnes personnes si j’avais donné du temps à la planification? Auraient-elles bougé aussi vite?

      La réponse est certainement NON.

      Ce projet n’aurait certainement pas abouti -en tout cas pas aussi rapidement- si je n’avais pas joué d’emblée la brute de décoffrage.

      Et tu sais quoi? J’ai toujours agi comme ceci – tu le sais bien d’ailleurs. Exemples:

      J’ai créé mon site Autonomie-Financiere.com sans rien connaitre en html. Ce site d’une page dégoulinait d’erreur de code et faisait rire tous ceux qui s’y connaissaient plus que moi en html (c’est à dire tout le monde, ou presque…) Pourtant, j’ai gagné mon indépendance avec ce site. Pourquoi? Parce que je corrigeais mes erreurs au fur et à mesure.

      Quand je me suis lancé dans Adwords, je n’y connaissais rien non plus. Tout le monde m’a dit de faire attention. Qu’il fallait que je me forme avant cela. Que je réfléchisse bien à la stratégie que j’allais utiliser, etc. J’ai foncé tête baissée !

      Résultats? J’ai perdu de l’argent… mais cela m’a permis de connaitre les mc qui me ruinaient et ceux qui m’enrichissaient. Et quand tu élimines les mc qui te font perdre de l’argent, il ne te reste plus que ceux qui t’en font gagner. Et ta campagne devient alors rentable.

      Cela m’a pris un mois et environ 500 euros (de perte) pour transformer une campagne qui ne marche pas, en une campagne qui me rapportait 4000 euros de bénéfices. Sans rien connaitre en adwords. Juste en agissant sans réfléchir, et en corrigeant ensuite.

      Quand on est un ignorant -comme je l’étais, et comme je le suis encore- on ne peut pas se permettre de compter sur sa réflexion logique pour mettre en place une stratégie. Pourquoi? Parce que « réfléchir », c’est se limiter à son propre savoir… Alors que lorsqu’on agit, on permet à des forces extérieures d’intervenir. Des choses auxquelles notre réflexion logique n’aurait jamais pensé.

      > « Après quand on veut faire les choses pour poser les jalons d’une activité qui rapporte à long terme, alors peut-être qu’il faut prendre un peu plus de recul et pas se la jouer gros bourrin qui défonce tout… »

      « Recul »? Lire ce mot, c’est comme poser la flamme d’une bougie sur mon iris. Ca pique. Ca brule.

      Tu sais ce qui soutient mon activité d’aujourd’hui? Mes erreurs d’hier ;-)
      Et mon activité de demain repose sur les erreurs que je fais aujourd’hui.

      Je ne suis pas comme toi, je n’ai pas 20 ans d’expérience dans ce domaine. Et la meilleure façon que j’ai d’avancer rapidement, c’est de « trébucher en avant » ;)

      > « Un hater quelconque s’empare de ton idée mal aboutie, mal ficelée »

      Une idée n’est jamais unique. C’est se prendre pour Dieu que de croire que lorsqu’on a une idée, on est le seul à l’avoir…

      Je crois que c’est Bob Proctor qui dit d’ailleurs que, lorsque l’Univers veut que quelque chose soit réalisé, il plante l’idée dans la tête de plusieurs centaines d’individus, afin d’être certains qu’au moins UN passera à l’action pour la réaliser.

      Personnellement, je préfère nettement voir un hater s’inspirer d’une idée que j’ai eu, et de l’améliorer (puisqu’on peut toujours en tirer bénéfice) plutôt que de voir quelqu’un réaliser une idée à laquelle j’avais pensé… et sur laquelle je suis toujours en train de réfléchir – faute d’action.

      Le monde d’aujourd’hui est un monde qui va vite. Et pour aller vite, il faut passer plus de temps à agir qu’à réfléchir.

      Alors bien évidemment, je ne dis pas non plus qu’il faut TOUJOURS agir en brute de décoffrage. La réflexion et la planification ont également un rôle très important à jouer dans le processus de réalisation de nos ambitions.

      Mais je sais qu’agir en « brute de décoffrage » permet de faire des erreurs sur lesquelles on peut s’appuyer pour évoluer, apprendre, et trouver la « bonne façon de faire ».

      Cédric

  • Emilie 23 juin à 12 h 26 min

    Bonjour Cédric,

    J’étais surprise que t’avais choisi du marketing « brute de décoffrage » car je pensais que tu prendrais l’autre marketing « Joueurs d’échec ».

    Je comprends tout à fait le but de cet article : faire bouger ceux qui ont un projet mais ne passent pas à l’action.

    Personnellement, je suis assez fonceuse mais pas aveuglément. Quand je vois qu’au pire, c’est l’échec et si ses conséquences ne sont pas très graves, je fonce et j’arrive à poser des premières pierres comme Laurent a dit. Par contre, après je suis souvent freinée par le perfectionnisme. Qu’est-ce que c’est contre-productif ! Ca me fait perdre beaucoup de temps. J’essaie de me soigner mais ce n’est pas évident.

    Emilie.

    • freddy@lanzarote 23 juin à 13 h 43 min

      la strategie « brute de décoffrage » est la plus payante a long terme (IMO), meme si cela revient souvent a des echecs ! Ne faut il pas augmenter son taux d’echec pour accomplir quelques grands succes !!

      • Cédric Vimeux 24 juin à 12 h 17 min

        Exactement Freddy.

        C’est le message que je voulais faire passer.

        Cédric

    • Cédric Vimeux 24 juin à 12 h 15 min

      Bonjour Emilie,

      > Quand je vois qu’au pire, c’est l’échec et si ses conséquences ne sont pas très graves, je fonce et j’arrive à poser des premières pierres comme Laurent a dit

      Tu sais, souvent, on s’image le pire. Mais les conséquences d’une action mal menée sont souvent bien moins désastreuse que ce à quoi on s’attend.

      Et puis, on peut toujours tirer de profit de chaque situation. Même de nos échecs.

      Imagine : tu te lances dans un projet. Tu fais 300 erreurs d’affilié. Tu te vautres lamentablement.

      Comment en tirer profit? Simple : Tu écris le livre « 300 erreurs à ne pas commettre si vous voulez réaliser XXXX » :)

      Cédric

  • Des Trucs Pour Changer De Vie 23 juin à 13 h 36 min

    Je pense que Cédric a fait un coup de provoc et ça a bien marché !
    Il a volontairement grossi le trait (d’ailleurs il le dit). Je ne suis pas certain qu’il soit si « brut de décoffrage » qu’il le dise.
    En fait, c’est à chacun d’adopter l’attitude qui lui convient le mieux. Et souvent, c’est un dosage et non tout l’un ou tout l’autre. L’extrême, c’est de procrastiner à mort. Mais on procrastine tous à plus ou moins forte dose…
    En tout cas, bravo Cédric. Tu as su faire réagir.
    Sam

    • Cédric Vimeux 24 juin à 12 h 16 min

      Salut Sam,

      Oui, effectivement, j’ai (un peu) gonflé le trait pour faire un peu de provoc.

      C’est mon genre.

      Et cela permet surtout de lancer une polémique très intéressante.

      Cédric

  • business-conception 23 juin à 13 h 50 min

    Bonjour Cédric,

    je pense qu’en fait, même la méthode « brute de décoffrage » résulte d’une idée et d’une stratégie bien pensée et menée à bien suivant un plan qui, même inconsciemment, est bien ficelé.
    A mon sens les personnes qui sont dans la méthode « joueurs d’échec » n’ont pas de tord dans leur planification et dans leur méthodologie. Pour moi c’est surement un manque de confiance dans le projet plus qu’autre chose.
    Du coup deux méthodes qui sont complémentaires plus que différentes selon moi. Seul la motivation, la confiance et les moyens de réalisation vont faire le pont entre les deux.. :)

    • Cédric Vimeux 24 juin à 12 h 20 min

      Bonjour,

      Oui, tu fais bien de parler de « l’inconscient ».

      C’est un peu comme un enfant qui pose la main sur un four. Il se brule, et ne le fera jamais plus, car son inconscient a retenu que « Main sur le four = douleur ».

      Les expériences que l’on apprend de nos échecs, de nos erreurs, sont toujours bénéfiques, car ils nous mettent sur la bonne route. Parfois même inconsciemment.

      Cédric

  • Fabrice 23 juin à 14 h 47 min

    Bonjour Cédric,

    Excellent article, en lien avec le produit du mois du CAP. Je pense pour ma part que la procrastination est un fléau et le plus grand obstacle à la réalisation de nos projets professionnels ou de vie. L’analyse et la planification peuvent devenir paralysantes au bout d’un moment et parfois deviennent plus une excuse qu’autre chose pour éviter d’avancer…
    D’ailleurs bizarrement, j’en ai dit quelque mots dans mon dernier article :

    « Il n’y a rien de pire que de ne jamais se sentir prêt pour commencer quelque chose. En réalité, nous sommes prêts dès que nous décidons de passer à l’action. Il n’y a pas de moment idéal, pour rien dans la vie. Si vous attendez que tous les feux passent au vert pour vous lancer dans quelque chose, vous risquez bien d’attendre longtemps… »

    Il y a pléthore d’outils de productivité, aujourd’hui, sur PC, MAC, Ipad. Généralement, les meilleurs sont les plus simples. Le Mind Mapping est en effet certainement une des solutions les plus efficaces. Les to-do listes sont très bien, mais parfois, on passe plus de temps à noter les tâches et à les organiser qu’à les accomplir (Méthode GTD). J’ai par exemple abandonné Omnifocus sur Mac qui, même s’ il est la référence en la matière, reste pour moi une usine à Gaz totalement improductive.

    Donc oui, tu as raison, même si tu as volontairement grossis le trait, car évidemment comme tu le précises, la planification de projets doit aussi exister.

    Fabrice

  • nabil@abidi.les-pusiness-books 23 juin à 15 h 08 min

    merci,tres bon article et je suis entierement d’accord!

  • Lea 23 juin à 15 h 43 min

    Je rejoins l’idée de @Guy et aussi celle d’ @Yvon
    Il faut pratiquer le marketing en combinant les 2 méthodes mais éviter de façon tête baissée sur tous les points.

    Passer à l’action doit être fait avec un minimum de réflexion

  • Guy 23 juin à 15 h 57 min

    sacré polémique

  • Lili N.@etre-bien- et- positif.com 23 juin à 16 h 16 min

    Trés bon article qui met en exergue l’élément principal pour
    se diriger vers le succes : PASSER A L’ACTION , AGIR .
    Et c’est effectivement le plus difficile (j’en sais qque chose) quand on
    veut faire les choses bien et pro. Le perfeccionisme est clairement
    l’ennemi du succes, en tout cas pour se lancer.
    Te suivant depuis un peu plus de 1 an, je vois trés bien que le but de
    ton article est de souligner ce GROS défaut qu’est la procrastination mais je sais pour avoir 9 des produits du club, que derriere la brute se cache un fin stratege.
    L’efficacité de ton copywriting dans les videos et des mailing en sont la preuve…
    Cependant , message recu:
    avoir une vision claire et des objectifs clairs c’est bien,
    mais passer des mois a les peaufiner ne sert a rien.
    Mieux vaut passer à l’action et perfectionner en route.

    Merci pour cette piqure de rappel qui ne fait jamais de mal a personne.
    D’ailleurs j’aimerais bien voir les videos du produit de ce mois…. c’est par où l’inscription ?

    Bonne journée.
    Lili

  • Johann 23 juin à 18 h 59 min

    Je suis partagé car je pense qu’un équilibre entre les deux est important. Il faut savoir planifier les grands axes pour mener à bien le projet, c’est à dire savoir dans quelle direction on va et ainsi etre plus efficace dans l’avancement.
    Apres le marketing c’est beaucoup de test, beaucoup d’essais mais le risque doit être pris en compte. Certaines actions peuvent tout simplement ruiner une reputation si elle ne sont pas reflechie.
    Si on frappe trop fort la porte avec la tête on risque de tomber dans les pommes et ne pas pouvoir enchainer avec le pied :D

    Je dirai qu’il faut plutôt la jouer Mac Gyver c’est à dire la jouer astucieusement avec ce qu’on a sous la main et miser sur action/réaction.

    • Cédric Vimeux 24 juin à 12 h 32 min

      Bonjour Johann,

      Oui, je suis d’accord. Mais comment fais-tu pour planifier les grands axes lorsque tu ignores tout dans un domaine?

      La meilleure façon de faire, c’est agir sans réfléchir.

      Parfois, le problème est bien complexe que ce que l’on pense et l’action « brute de décoffrage » a elle seule suffit. C’est beaucoup plus fréquent qu’on ne le pense.

      Les autres fois, on se plante, et s’est tant mieux, car cela permet d’avoir un point de vue à partir duquel on peut mesurer, corriger, évoluer, progresser.

      C’est en tout cas ma façon de voir les choses.

      Cédric

  • Karim@Mailing Liste Rentable 23 juin à 19 h 06 min

    Hello,

    Oui, ben moi c’est pareil… J’ai mis beaucoup de temps à agir par manque de temps. Or, j’ai compris, il y a 2 ans, que « le manque de temps » est l’excuse la plus bidon qui puisse exister. Il faut s’organiser et agir. Aller à l’essentiel. (Merci Cédric, j’applique les conseils du livre que tu m’as offert ^^)

    En fait, le juste milieu en rapport à cet article c’est de planifier les grandes lignes d’un projet, puis d’agir sur les petites actions. Aujourd’hui, elles sont naturelles chez moi. Mais au début ce n’était pas évident. Quand vous débutez, vous n’avez pas forcément les réflexes qu’ils faut pour développer un projet d’entreprise.

  • Bernard 23 juin à 19 h 22 min

    Bonjour,

    L’un ou l’autre ? C’est une question qui revient souvent dans ce blog.

    Effectivement, c’est idéal pour accrocher le lecteur par la polémique… mais en réfléchissant un peu chacun peut comprendre aisément que la réussite ou l’échec dépendent d’un nombre quasi infini de paramètres, et que, comme on le sait, la majorité d’entre ces paramètres est de nature psychologique.

    Bien sûr, la nature du projet est, elle aussi, importante pour doser les parts d’action et de planification qui s’imposent. Mais avant tout c’est la personnalité de l’entrepreneur qui est en jeu. Dans le présent débat s’opposent ce que Le Senne appelait « primarité » et « secondarité », c’est à dire le caractère « j’agis d’abord, je réfléchis après » (primaire), et le caractère « je réfléchis d’abord, et j’agis après » (secondaire).

    Chacun de ces caractères se décline en deux versions :
    – équilibré et sain ou…
    – excessif et pathologique.
    Dans ce dernier cas, il devra se soigner en travaillant à l’inverse de sa tendance.

    Ainsi, le primaire sain aura-t-il plus de chances de réussir s’il fonce d’abord, quitte à corriger après. Mais le primaire excessif ne pourra s’en sortir que s’il s’efforce constamment à planifier. De même, le secondaire sain gagne à planifier ; alors que le secondaire pathologique doit absolument se remuer le cul s’il ne veut pas finir paralytique

    Intellectuellement, il y a aussi des personnes qui sont plutôt déstructurées et qui devront impérativement faire des efforts pour planifier un max… et d’autres qui sont naturellement tellement structurées et logiques qu’elles pourront pratiquement faire l’économie de la planification.

    Bref, il n’y a pas de formule standard. C’est à chacun de connaître suffisamment son propre fonctionnement et d’agir ou de planifier en conséquence. Le slogan « j’ai réussi, et si vous faites comme moi vous réussirez aussi » est certainement excellent pour faire de l’argent, mais il est malheureusement très, très approximatif !

    • Cédric Vimeux 24 juin à 12 h 35 min

      Excellent commentaire. Merci !

      Je ne connaissais absolument pas cette histoire de « primarité » et « secondarité ». Très intéressant !

      Pouvez-vous me donner quelques références littéraires sur ce sujet?

      Cédric

  • Romain@Blog webmarketing 23 juin à 20 h 20 min

    Pour reprendre ta métaphore :

    A grand coup de têtes tu ouvriras peut-être la première porte plus rapidement mais pour les autres ça va se compliquer…

    Au contraire si tu prends le temps de la reflexion et de l’analyse tu t’apercevras peut être que la fenêtre est ouverte…

    ;)

    • Cédric Vimeux 24 juin à 13 h 00 min

      Effectivement :)

      Mais peut-être qu’il n’y a pas de fenêtre et qu’au bout de 5 semaines de réflexion, tu défonceras la porte à coup de tête en t’étonnant qu’elle s’ouvre si facilement :)

      Je suis d’avis à toujours commencer par la solution la plus facile. Et parfois, l’action brute ouvre les portes très facilement, et bien plus rapidement que si on avait pris le temps de « réfléchir à la meilleure façon de faire ».

      C’est d’ailleurs souvent ça le problème : les gens cherchent la MEILLEURE façon de faire, alors qu’en réalité, ils ont juste besoin d’une façon qui fonctionne.

      Pas la peine de chercher à entreprendre la meilleure action possible. Une action qui fonctionne suffit, même si ce n’est pas la meilleure.

      Cédric

  • gugu@arret de fumer sans grossir 23 juin à 20 h 30 min

    salut cedric

    sympa cet article.
    Je reconnais bien la ta façon de jouer,

    amicalement

  • laurent 23 juin à 23 h 16 min

    Bonjour Cédric
    Super article tout est dit dans les commentaires précédents, c’est toujours un plaisir de lire vos articles.
    A bientôt

  • Yvon@copywriting 24 juin à 2 h 06 min

    Ce que je remarque, c’est qu’après 23 commentaires, tu n’es toujours pas là :)

    Que se passe-t-il ? La dernière porte que tu as essayé de défoncer à coup de tête était en marbre et tu ne t’es pas relevé ???

    T’as besoin d’un p’tit pansement ? :D
    Un aspirine, peut-être ?? :D

    Yvon

    • Laurent@Voyages Booster 24 juin à 8 h 34 min

      c’est un article « polémique », il faut laisser la pression retombée :)

    • Cédric Vimeux 24 juin à 12 h 37 min

      @Yvon : T’es d’humeur comique aujourd’hui :)

  • kategriss@blogging 24 juin à 13 h 17 min

    Joli coup de buzz déjà 39 commentaires (40 donc avec le mien :P).

    Personnellement j’ai tendance à être de plus en plus d’accord avec le « côté action puis réflexion » que le contraire.

    Par contre j’ai deux « façons de faire » :
    – D’un côté j’utilise la stratégie de l’action à tous prix quand je ne connais pas du tout un domaine. Je préfère me lancer le plus vite possible, récolter les résultats, corriger et m’améliorer en apprenant de mes échecs, bref la manière de faire que tu décris.

    – De l’autre côté j’utilise la stratégie de la réflexion et de la planification quand je connais déjà le domaine car il me faut un peu de temps pour réunir tous les bons outils et les bonnes idées et ça m’évite donc après de perdre du temps et de l’argent car je sais que ça sera directement une bonne expérience.

    Je pense donc qu’il faut adapter sa stratégie en fonction de ce que l’on connaît et de ce qu’on attend comme résultats.

  • Yvon de Copywriting Pratique 24 juin à 15 h 05 min

    Ha ha Cédric !

    Oui j’ai fait mon comique. Mais je vois que tu as bien tenu le choc, c’est cool.

    Mon article se peaufine avec tes commentaires et certains autres. Merci.

    Trois petites remarques que je me faisais dans la voiture en rentrant tout à l’heure, et après, promis, j’arrête :)

    Savais tu qu’il n’y a jamais de gagnant aux échecs ? Il n’y a qu’un perdant : Celui qui ne peut plus bouger son roi. C’est le seul jeu qui est comme ça. C’est d’ailleurs pour cela que l’on appelle ça le jeu d’échecs : L’objectif est uniquement de mettre l’autre en échec.

    En ce sens, je ne suis pas un joueur d’échecs. Je retire donc ce que j’ai dit plus haut, car mon idée n’est pas de faire chuter les autres. Mais toute la partie planification des coups, par contre…

    Tu parles de html plus haut. Tu t’emmêle les crayons mon ami.
    Tu as passé bien plus de temps à monter ton site par toi même avec tes petites mains, que tu n’en aurais passé si tu t’étais formé un peu. Pas pendant 6 mois. 3 jours auraient suffit. Ca t’en aurait certainement fait gagner des dizaines derrière, car tu aurais pu le refaire à l’infini (tu sais l’histoire du poisson, toussa…)

    Ensuite, comme je voudrais semer le doute dans ton esprit, alors voici :

    Soit une maison avec 12 portes. 1 grosse porte + 10 petites en façade dans une rue passante, et un petite porte de derrière, côté cour.

    En choisissant de défoncer à coup de tête la porte de derrière, tu peux avancer à petit pas, sans ameuter tous les voisins et tous les passants. Et une fois que tu vois que ça marche, que l’accès est possible, alors tu peux t’attaquer à la première des 10 petites portes en façade?

    Et corriger petit à petit le tir pour arriver à la 12ème grosse porte, LA porte d’entrée vers le succès, en ayant à tous les coups la clef pour l’ouvrir.

    Ton article montre simplement que toi tu veux ouvrir la 12ème porte d’un coup, et advienne que pourra. Alors que si tu avais ouvert les autres portes une par une, en mesurant et en corrigeant en cours de route, non seulement, tu aurais agi (et pas attendu), mais en plus cela aurait été bien moins douloureux pour toi :)

    C’était juste une petite réflexion comme ça :)

    Bonne journée, et va faire une bio sur twitter, je te prie ;)

    Yvon

    PS : Pas mal, 42 commentaires ! Feras-tu aussi bien qu’avec mon article sur la popin ? Rien n’est moins sûr… HA HA HA !!!

    • Cédric Vimeux 24 juin à 15 h 56 min

      Yvon, tu dis exactement la même chose que moi :)

  • Davy@Blog WebMarketing 24 juin à 21 h 24 min

    Très intéressant ce débat! Faire des erreurs, en soit, n’est pas une mauvaise chose. Et ton propre exemple, est l’exemple parfait. D’ailleurs je suis intimement convaincu, qu’il vaut mieux agir et faire des erreurs, que attendre d’être sur de ne pas en faire, et ne pas agir. Faire des erreurs, t’apprends de façon plus effective, car tu connais en quelque sorte la conséquence de tes erreurs, et quoi faire pour éviter de les refaire.

    J’aime beaucoup ces différentes thèses et donc je vais en rajouter une couche :D, mais par exemple que ce passerait-il, si on envoyait des gens dans l’espace, avec la méthode brute de décoffrage, comment serait régulé le trafic aérien, sans une organisation réglée comme une horloge? Tu va me dire ici on parle de marketing internet, des histoires à succès il y en a, mais je pense par exemple à ce site internet de rencontre entre investisseurs et porteurs de projets, dont j’ai oublié le nom, qui a fait faillite au bout d’un an, pour avoir mal planifié les finances de la boite, et en ignorant complétement le marché!

    Bien sur il y a des exemples d’un côté comme de l’autre. Maintenant t’es tu déjà posé la question : Combien aurais tu gagné en plus, si tu avais pris 1 ou 2 mois pour te former à ce que tu avais besoin, ou planifier ce que tu devais faire? Personne ne peut répondre à cela!

    Je persiste et je signe, la planification, est plus RENTABLE que la méthode brute de décoffrage. Et je continue à penser, que la planification n’est pas un danger en soit, les seuls dangers sont la recherche du PERFECTIONNISME et la PARESSE!

  • serial demenageuse@astucesdemenagement 26 juin à 21 h 31 min

    Bonjour/soir
    j’ai trouvé l’article et le débat super intéressants. Je suis plutôt du genre « je planifie à l’arrache » et je fonce… J’apprends de mes erreurs et je m’améliore. Et je sais par expérience
    1-qu’on peut soulever des montagnes avec de l’énergie même sans un plan parfait (et là je fais allusion au sauvetage de la princesse Leia- oui j’ai vu la guerre des étoiles au moins 12000 fois…)
    2- que le perfectionnisme est le précurseur de la procrastination, qui est l’annonciatrice de l’inaction….

  • Sylvie 14 juillet à 5 h 37 min

    Excellent texte ! Et c’est vrai pour la majorité des gens. L’exception se retrouve là où les gens ont déjà établi les bases et les critères d’excellence.

    Par exemple, si depuis des années vous avez habitué votre clientèle à un produit et un service exemplaires et sans faute, leur offrir un produit novateur mais préparé rapidement pourrait leur donner l’impression que vous vous êtes négligé.

    J’adore cette technique pour ceux qui se lancent et qui continuent sur leur lancée. La réputation se fera sur autre chose, l’originalité, l’efficacité, la pertinence, bref… plein d’autres qualités importantes. Mais pour « l’ancien » qui a toujours offert un travail léché (peaufiné à l’extrême), elle pourrait lui nuire s’il ne sait pas comment conserver un style semblable tout en prenant soin que jamais personne ne réalise que le travail a été fait rapidement.

    Ce n’est pas donné à tout le monde de savoir créer et produire rapidement tout en donnant l’impression d’y avoir passé des mois. Mais quand on y arrive, c’est génial !

    Encore une fois merci pour ce texte que j’ai beaucoup apprécié tout comme les commentaires tout aussi intéressants à lire.

    Sylvie

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