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13

Procrastinocratie

Author Cédric Vimeux    Category Efficacité     Tags ,


Article invité rédigé par Alexandre Philippe du blog C’Éclair.

Avez-vous déjà entendu parler de la procrastination ?

Vous savez : cette manie qui consiste à tout remettre au lendemain.

D’après les experts, la procrastination toucherait 90% des étudiants et 20% des Américains avouent en souffrir de manière chronique.

Pire : la procrastination gagnerait du terrain. Car nous avons de plus en plus de mal à nous discipliner devant la prolifération des distractions modernes :

  • médias sociaux
  • jeux vidéos
  • wikipédia

Autant de délices bien plus appétissants que de rester concentré sur sa tâche !

Le terme « procrastination », encore inconnu en France il y a quelques années est devenu le symbole de l’action « molle ». Le procrastinateur est impitoyablement accusé de fuir ses responsabilités.

François Hollande en a fait les frais récemment, lui qu’on traitait de maître en procrastination en septembre 2012 devant le manque d’empressement dont il faisait preuve pour trouver des solutions à la crise.

Pourtant une question subsiste : peut-on considérer la procrastination comme une vertu plutôt qu’un vice ?

argancel, alexandre philippe, céclair

Arrêtez de procrastiner

Procrasti-Nation

Si Procrasti-Nation était le pays de tous les procrastinateurs, alors l’élite de ce pays, j’ai nommé : « le procrastinocrate » serait l’ambassadeur le plus distingué de la Culture Procrastinatrice.

Vous avez forcément déjà croisé un procrastinocrate sur le web, au détour d’un article sur la procrastination, occupé à répondre fièrement à l’auteur : « Je le ferai demain »  (et toc !)

Si vous parlez procrastination avec un procrastinocrate, il ne manquera pas d’idées pour justifier cette noble activité :

  • J’ai besoin de temps pour mûrir mes idées
  • Je travaille mieux sous pression
  • Je suis un explorateur, j’ai besoin de diversité !

Aussi, les savants de cette fière nation ont tôt fait d’élaborer des théories prouvant que la procrastination était en réalité une vertu.

Revenons sur les derniers coups d’éclat de ce mouvement…

La procrastination active

En 2005 Jin N. Choi et Angela H. Chun Chu publient un papier scientifique vantant les mérites de ce qu’ils appellent la procrastination active :

“Alors que les procrastinateurs passifs sont paralysés par l’indécision et n’arrivent pas à rendre leur travail dans les temps, les procrastinateurs actifs sont un type de procrastinateur positif. Ils préfèrent travailler sous pression, et ils prennent la décision délibérée de procrastiner. »

En 2009, ils publient même une échelle destinée à identifier les procrastinateurs actifs.

Wait : l’art de la procrastination utile

Ensuite il y a ce livre : Wait : l’Art de la Procrastination Utile.  Selon l’auteur : Frank Partnoy, nous prenons nos décisions trop vite, alors que nous devrions profiter du temps disponible pour trouver la meilleure décision.

Frank prend l’exemple des joueurs de tennis. Selon des recherches, le principal secret des joueurs professionnels à succès est de se donner davantage de temps pour analyser la trajectoire de la balle, chose qu’ils peuvent se permettre car leur maîtrise physique leur permet de frapper au dernier moment. Grâce à cette stratégie, ils frappent la balle efficacement pour décrocher la victoire.

Frank nous conseille donc d’attendre le temps maximum acceptable avant de passer à l’action. Si l’on a une seconde pour réagir, il faudrait attendre pendant neuf dixième de seconde, si l’on a une semaine, on devrait attendre le dernier jour pour se mettre au travail.

La procrastination structurée

Enfin, le philosophe John Perry a sorti en septembre dernier un livre intitulé : La procrastination : L’art de reporter au lendemain.

Dans ce livre, John reprend les idées d’un de ses essais les plus populaires où il introduisait sur un ton humoristique la notion de Procrastination Structurée. Cette stratégie consiste à se motiver grâce à la procrastination.

Lorsque nous repoussons une tâche importante, c’est généralement pour s’adonner à d’autres activités. John propose d’utiliser ce temps de procrastination comme motivation pour venir à bout d’autres tâches : des tâches à faire mais un peu moins importantes que la tâche qu’on repousse.

Seulement voilà, comment vient-on à bout de la tâche qu’on repousse ? John ne semble pas s’en inquiéter puisque selon lui, beaucoup de tâches qui nous semblent importantes ne sont finalement pas si importantes.

En clair, il s’agit donc de se persuader qu’une tâche est importante alors qu’elle ne l’est pas…

C’est sans doute pour cela que cette idée a valu à John Perry le prix Ig Noble de littérature en 2011 !

Les illusions de la procrastination

Malgré toutes leurs subtilités, ces tentatives de justifier la procrastination ne me satisfont pas. Pourquoi ?

Tout d’abord, en ce qui concerne la procrastination active, la recherche prouve que nous ne travaillons pas plus efficacement sous pression. Donc même si c’est une excuse courante, profiter des dernières heures allouées pour terminer un devoir n’est pas plus efficace que de commencer bien à l’avance.

Ensuite, comprenons bien que tout délai n’est pas de la procrastination. Reporter une date limite est une activité courante lorsqu’on organise son planning. Parfois nous n’avons pas une idée claire de la charge de travail et des imprévus qui vont survenir. Donc le délai peut être justifié pour corriger un planning trop optimiste. Par contre, lorsqu’on repousse de manière irrationnelle (sans raison valable), là on peut parler de procrastination.

Enfin, je ne suis pas partisan des stratégies d’auto-manipulation telles que la procrastination structurée. Vouloir utiliser la ruse pour se piéger me semble contre-productif car cela donne une image négative de soi-même. Même si cela marche pendant quelque temps, il ne s’agit que d’une stratégie à court terme. Car vous connaissez la maxime : chassez le naturel, il revient au galop !

La procrastination : fléau ou vertu ?

Même si je ne suis pas de l’avis des partisans de la procrastination, je reconnais que la procrastination est un penchant naturel indissociable de l’homme.

Après tout, nous ne sommes pas des robots. Nous sommes des êtres de chair et de sang sensibles aux émotions. Et en tant que tels, nous avons besoin parfois de souffler et de satisfaire à nos envies.

La procrastination peut aussi être utile lorsqu’elle fait office de radar pour se rendre compte que nos tâches ne nous inspirent plus et qu’il est temps de prendre le large.

Cela dit, lorsque la procrastination se reproduit trop fréquemment, elle devient une habitude handicapante aux effets catastrophiques :

  • carrière ruinée
  • échec scolaire
  • retraite compromise
  • perte de données (blogueurs, vous avez de quoi je parle !)
  • maladies incurables (dépistage tardif du cancer)
  • projets personnels avortés
  • etc.

Si vous êtes dans ce cas, je vous encourage à prendre des mesures pour encadrer votre penchant pour la procrastination. C’est d’ailleurs la mission que je me suis donnée dans mon nouveau projet d’écriture : Agir pour de bon (cliquez !)

Petit exercice de déprocrastination

Pour commencer sur de bonnes bases, je vais vous donner un conseil tout simple : lorsque vous éprouvez une résistance pour une tâche, ignorez votre instinct et commencez, tout simplement. Vous verrez que cette résistance ne tardera pas à s’évaporer lorsque vous serez dans le bain.

D’ailleurs on va le faire tous ensemble tout de suite : pensez à une tâche que vous repoussez depuis des lustres, et voyez ce que vous pouvez faire MAINTENANT pour commencer à la réaliser.

Vous m’en direz des nouvelles :)

Article invité rédigé par Alexandre Philippe du blog C’Éclair.

Photo © arquiplay77 – Fotolia.com

42 Comments to “Procrastinocratie”

  • Musa@développement personnel 13 février 2013 à 17 h 31 min

    « Je suis un explorateur, j’ai besoin de diversité ! »
    Ahah, je me reconnais très bien :)

  • mickaël@hypnosecret 13 février 2013 à 17 h 31 min

    La procrastination est une mauvaise habitude qui s’active généralement lors d’un cycle routinier et comme toute mauvaises habitudes elle se déprogramme très facilement.

    Cette article aurait mérité de rentrer un peu plus dans l’aspect technique d’ancrage et de programmation neuro linguistique.
    Il reste néanmoins très agréable à lire et nous pouvons en retirer pas mal d’informations. ;)

    • Fort Trafic 14 février 2013 à 11 h 26 min

      Ouais en même temps on est en vie, on fait ce qu’on veut, ça change rien au final, au bout du bout, ne pas procrastiner ne nous rendra pas immortels :-)
      On n’est pas là pour faire ceci ou cela, on est là car nos parents voulaient un bébé (ou pas d’ailleurs) et après on s’invente des histoires :-)

  • Fabien 13 février 2013 à 17 h 37 min

    Sympa cet article !
    Entièrement d’accord avec l’exercice de fin. Depuis quelques mois c’est ce que je fais. Au moment où je me dis « La flemme, je le ferai plus tard », je fais l’inverse et je le fais !! Pas facile mais très efficace… C’est mon évier libéré de la récurrente vaisselle qui est content :-)

    • Des Trucs Pour Changer De Vie 15 février 2013 à 8 h 47 min

      Une fois « dedans » on peut même ne plus savoir s’arrêter. C’est paradoxal, mais c’est ainsi: on a eu du mal à démarrer l’action et quand on la fait, on n’arrive plus à la stopper.

      Mais ce qui est certain, c’est qu’une fois l’action terminée, en général, on en retire une satisfaction bien agréable.

      Sam

  • Nicolas 13 février 2013 à 17 h 43 min

    cette attitude handicapante c’est tout moi ça…. mais grâce à certains conseils qu’on peut trouver sur certains blog dont le tiens cédric, cela me permet de combattre ce problème.

    Bref je me reconnais bien dans certains points ^^

  • thierry@blog marketing 13 février 2013 à 17 h 47 min

    Bonjour Alexandre

    La procrastination est l’ennemi de l’entrepreneuriat.

    Passer à l’action et se motiver seul est le meilleur moyen de la surmonter. En général, les gens savent qu’ils tournent en rond et n’ont pas besoin de le ré-entendre.

    Après, s’ils ne sont pas capable de la vaincre, il ne reste pas beaucoup de solutions.

    • Olivier Monteux@Méthode Riche 13 février 2013 à 19 h 20 min

      Et oui !
      Comme le dit si bien Paul Arden : « It’s not how good you are, It’s how good you want to be » Si les gens n’ont pas la motivation de vaincre leur envie de procrastiner, on ne peut malheureusement rien pour eux.

  • Dominique@monpouvoirdachat.fr 13 février 2013 à 17 h 47 min

    La procrastination n’est en soi ni bonne ni mauvaise. Tout dépend de chacun. Certains préfèrent travailler dans l’urgence, d’autres sur le long terme. La procrastination est donc un outils à mettre à son service … ou pas.
    Mais procrastiner ne veut pas dire être feignant. Surtout qu’il faut savoir que même si vous procrastinez, votre cerveau continue de penser et d’agir. Donc, vous avancez sur un sujet malgré tout.

  • JF@ecogenos 13 février 2013 à 17 h 48 min

    Bonsoir Cedric,
    je suis le premier à commenter, et ce n’est pas un hasard, puisque la procrastination est le défaut capital qui me touche depuis que je suis à la retraite…
    J’ai eu une carrière médicale hyper active, en menant de front mon cabinet et mon association, l’écriture de 2 livres, des travaux de bricolage, des conférences… et j’en passe!
    A la retraite j’ai mis en route des activités informatiques et internet multiples, et je me suis perdu !
    J’ai décidé depuis peu de changer celà en suivant parallèlement le programme de JJ Crevecoeur qui préconise de transformer nos manques en compétences, ainsi que le tien qui va m’obliger à plus de rigueur et de méthode…
    Je promets ici de ne plus me laisser tenter par autre chose que me proposerait le web.
    Merci de m’avoir donné ce déclic?

    • JF@ecogenos 13 février 2013 à 17 h 51 min

      Je vois que je ne suis pas le premier; j(ai mis trop de temps à écrire mon commentaire, car j’ai dù faire autre chose !!!

  • marie 13 février 2013 à 17 h 51 min

    bon jour!

    que de procrastinations….tout lire tout de suite ou après…bon je ferais après la St Valentin!!

    mais merci pour cet aperçu très interessant sur les différentes versions de procrastination! jy trouve la mienne!! procrastination utile et illusoire!!!

  • Marie du blog Effet Papill'Or 13 février 2013 à 18 h 02 min

    J’ai toujours usé de procrastination. Pas que j’ai besoin d’excuse pour justifier cela, mais il me semble que les gens qui ne sont jamais dans la procrastination sont plutôt des gens anxieux qui ont peur de ne pas assumer ce qu’ils doivent faire dans les délais ou le temps fixé. J’ai encadré du personnel et les personnes qui donnaient l’impression de s’éparpiller ou de prendre des chemins de traverses me semblent plus créatives, plus apte à porter des dossiers lourds, contrairement à ceux qui gèrent parfaitement leur emploi du temps.

    Pour ma part, il me semble que mon travail ne serait jamais si aboutit si je l’avais pris en charge immédiatement dans le but de le terminer très vite.

    Je pense que dans un objectif de rentabilité alors oui luttons contre la procrastination, dans un but de créativité, attention …

    Opinion, avis, fait, je ne sais pas, mais moi je crois que c’est comme tout, toujours une question de positions du curseur.

    Marie

  • agnès 13 février 2013 à 18 h 09 min

    Bonsoir Cédric et Alexandre!
    Encore un article qui nous interpelle …oui! la procrastination est un bien vilain fléau et souvent la peur est à l’origine de cette attitude qui m’est familière! peur de se tromper encore d’avoir l’air ridicule etc…le meilleur paravent à mon avis est de planifier nos tâches sans oublier la petite vilaine que nous détestons!
    Je n’en suis qu’au BA-BA de la guérison
    Merci d’en parler preuve que nous ne sommes pas seuls atteints de cette vilaine maladie loin d’être orpheline!.
    bonne soirée de préparation de tâches sans oublier de laisser une petite place à l’imprévu!
    Agnès

  • ulrick@mozo61 13 février 2013 à 18 h 25 min

    bonjour cedric
    cette atitude peut vraiment handicape tous que vous avez
    comme moyen de travail et ensuite ca peut egalement vous nuire
    dans votre activite de tous les jours

  • Hafid @ bon plan internet 13 février 2013 à 18 h 39 min

    Bonsoir,

    Chez moi la procrastination ça sent va et ça revient. J’arrive à m’en débarrasser pendant quelques temps et ensuite ça revient.

    Merci pour l’article,

  • Charles@référencement-one 13 février 2013 à 18 h 47 min

    La procrastination est certainement le plus grand fléaux de la réussite..

  • Fabiano 13 février 2013 à 18 h 57 min

    Très bon article sur le sujet mais trop long….

  • daniel 13 février 2013 à 19 h 00 min

    haaaa je soufre de se syndrome

  • Olivier Monteux@Méthode Riche 13 février 2013 à 19 h 15 min

    intéressant, j’ajoute l’article dans ma liste d’article à lire un jour quand j’aurais le temps et je retourne voir ce que mes amis ont raconté sur facebook de ce pas !

    J’ai tout bon ? ;)

    Plus sérieusement merci pour cet article qui m’aura permis de découvrir Alexandre Philippe et son blog !

  • Youri@bluzzin 13 février 2013 à 20 h 55 min

    « Je suis un explorateur, j’ai besoin de diversité ! »

    J’ai fait l’explorateur pendant quelques années de mon adolescence (et même plus tard) mais maintenant, je me fixe une liste de tâches, d’objectifs à terminer chaque jour.

    J’avoue quand même que ça m’arrive encore de procrastiner. à ce moment, je découpe la tâche qui me fait procrastiner en petites tâches et je me lance :)

  • Alexandre 13 février 2013 à 21 h 29 min

    Merci Cédric de m’avoir permi de m’exprimer sur ton blog si populaire !

    Et merci à tous pour vos commentaires :)

    Si vous avez des questions sur la procrastination, n’hésitez pas !

    Avec l’écriture de mon livre je pense pouvoir répondre à la plupart des problématiques liées à cette manie. Et si vous me trouvez une colle, ce sera encore plus intéressant !!

    • Julien@Vivre Paléo 14 février 2013 à 9 h 59 min

      bonjour Alexandre

      Penses-tu que la procrastination est due à un manque/perte de motivation?

      Comme tu le préconises à la fin de l’article (de se lancer) j’ai remarqué aussi que juste commencer une tâche que l’on repousse permet de se mettre dans le bain et puis (sous le coup de l’engagement initial, piège abscons?) de fil en aiguille on en fait une habitude (court terme) et au final on la termine

      As-tu déjà fait le sommaire de ton livre?

      • Alexandre 14 février 2013 à 10 h 16 min

        Oui, le sommaire est sur la page du projet : Agir pour de bon : Déjouer le piège de la procrastination. Il s’agit de la partie pratique. Je compte aussi expliquer plus en profondeur les causes psychologiques.

        A mon avis le manque de motivation peut expliquer en partie la procrastination mais pas complètement.

        On peut être très motivé pour un projet, et puis tomber sur une tâche liée à ce projet qui est vraiment ennuyante, ou au contraire qui met la barre très haut et qui nous submerge. Et là on est tenté par diverger de notre tâche et donc de repousser à plus tard.

        Donc c’est aussi « savoir digérer » le défi qui nous motive, par exemple en le découpant en plusieurs morceaux, ou en se faisant aider par d’autres personnes.

        Merci pour ta question et à très bientôt !

    • Cédric Vimeux 15 février 2013 à 19 h 20 min

      Tout le plaisir est pour moi Alexandre ;)

      Cédric

  • Helene@reussite 13 février 2013 à 23 h 05 min

    Alors là j’ai vraiment envie de pousser un coup de gueule!

    Ce terme de procrastination bien sur que ça m’est familier! Procrastination oui tu nous colle à la peau! Mais qu’appelle t’on vraiment procrastination???

    Ras le bol de parler de procrastination!!! Etant débutante sur la blogosphère en ayant déjà un emploi du temps bien rempli (merci j’ai un emploi!) Je possède de très peu de temps (hélas) au lancement de ma seconde activité. Bon rassurez vous je ne vais pas abandonner…Sauf que j’aimerais faire mon trou un peu plus rapidement.

    Oui je deviens allergique à ce terme de procrastination car il y a autre chose qui pourrait s’appeler manque de temps, manque de moyens…Peu importe chacun avance à son rythme…

    Ma conclusion quand on possède de très peu de temps: Vous quelles sont vos solutions pour aller à l’essentiel? Pour communiquer et se faire connaitre? Merci pour vos astuces!

    Allez bonne nuit et à plus!!!

    Hélène

    • Alexandre 14 février 2013 à 10 h 23 min

      Hélène, comme je te comprend. Je suis moi aussi salarié et j’ai parfois du mal à consacrer suffisamment de temps pour mes projets personnels, dont mon blog.

      Vaincre la procrastination est une des solutions pour trouver plus de temps, car nous gaspillons beaucoup de temps en se faisant piéger par des tâches accessoires qui ne nous rapportent presque rien.

      Merci pour ton message. A+

  • Sébastien 13 février 2013 à 23 h 07 min

    S’activer par priorité. Je préfère agir normalement que sous une pression inutile et désagréable. Je préfère agir avec souplesse et plaisir.

    Savoir ce que l’on veut permet d’avancer bien plus facilement et avec plaisir.
    La patience joue un grand rôle d’ailleurs.

    • Alexandre 14 février 2013 à 10 h 18 min

      Sébastien : ne pas procrastiner, ce n’est pas se mettre la pression. Au contraire : procrastiner c’est agir par « A coups », alors que ne pas procrastiner, c’est agir régulièrement pendant tout le temps imparti pour terminer le travail.

      Merci pour ta réflexion.

      A bientôt

  • Stéphane@petite-annonce-service 14 février 2013 à 2 h 29 min

    Bonjour,

    Pour ma part, une bonne todo list, et un œuf minuteur pour cuisine et on se lance. Le plus dur c’est de s’y mettre. Le minuteur nous permet inconsciemment de savoir que le temps est compté.

    Stéphane

  • france@vouloiretreussir 14 février 2013 à 5 h 30 min

    merci Cedric et merci Alexander
    je procraatine, tu procrastine, elle (et il ) procrastine…..
    perso j’ai decide de faire comme je peux et comme cela me vient, Peu importe qu’on appellee ca : procrastination, precipitation, etc…….
    je fais  » ce que plait et comme cela me vient….:))
    cela n’empechera pas la terre de tourner et les oiseaux de chanter
    bonjour a tous

  • barbe13 14 février 2013 à 10 h 55 min

    Bonjour, très bon article et qui colle bien avec mon thème de blog sur la nutrition.
    En effet un grand nombre de personne qui souffre de l’embonpoint report sans cesse le jour ou il doivent commencer un programme d’amincissement. De plus ça m’inspire pour faire un article sur la procrastination lié au changement d’habitude alimentaire.
    Merci

  • Helene 14 février 2013 à 15 h 23 min

    Bonjour Cédric et Alexandre,

    J’ai trouvé cet article instructif.

    J’aimerai ajouter que pour moi il y a une différence entre procrastination et manque de temps, manque de motivation, manque de ce qu’on voudra : pour moi procrastiner procède d’une incapacité à se mettre à la tâche voulue pour une raison qui nous est personnelle et qui reste le plus souvent inconsciente. Enfin c’est comme ça que je le vois. Et c’est bien parce que la raison en est inconsciente que le bas blesse.

    Personnellement, il y a certaines choses que je n’ai pas faites parce que je n’ai pas eu le temps mais le fait d’arriver en retard à mon travail régulièrement parce que j’ai fait autre chose est diablement handicapant.

    Après je peux décider d’aborder la question différemment :
    – j’en cherche la cause au niveau psychologique et entreprends une thérapie,
    – je me considère comme désordonnée et tente de trouver une autre organisation (à mon sens si j’y arrive si facilement c’est justement parce qu’il ne s’agit pas là de procrastination)
    – je mets en place une stratégie spécifique pour contrecarrer ce procéssus d’auto-sabotage et là … je t’attends Alexandre car pour l’instant je suis assez inefficace.

    Bon perso, ce qui me gène dans le mot procrastination c’est que j’ai l’impression qu’on l’a « piqué » aux américains et que depuis que je l’ai lu il y a plusieurs années je ne lui ai toujours pas trouvé de remplaçant figurant dans un dictionnaire. J’ai l’impression désagréable de manquer de vocabulaire. En attendant, je l’utilise car pour moi il a effectivement un sens tout particulier qui me colle (malheureusement) un peu trop à la peau.

    A bientôt

    • Alexandre 14 février 2013 à 18 h 03 min

      En fait le mot procrastination est dans le dictionnaire de l’Académie française depuis 1932. Avec des origines latines s’il vous plaît !! Mais c’est vrai qu’on ne l’utilisait pas beaucoup à l’époque !

      Dans le cadre de mes recherches, j’ai essayé de trouver des mots dérivés. Les plus proches sont : évitement, immobilisme, indécision, ajournement ou encore faiblesse de volonté.

      Si tu veux découvrir les stratégies du livre en avant-première, n’hésite pas à t’inscrire au projet : Agir Pour de Bon. Tous les soutiens auront un accès à un blog privé où je publierai des articles exclusifs sur la procrastination tout au long de l’écriture du livre.

      Merci pour ton commentaire et à très bientôt !

  • jacky@Dream Creator 14 février 2013 à 21 h 10 min

    Et l’art de la paresse ? C’est pourtant bien aussi et beaucoup plus élègant que procrastrachtiner ;-)

    • Alexandre 16 février 2013 à 9 h 32 min

      Je dirai qu’avec la paresse, on est au moins aligné avec ce qu’on veut faire c’est à dire : rien.
      Et si c’est un but conscient, pourquoi pas ?

      C’est pour moi la différence avec la procrastination. Car avec la procrastination, il y a un conflit entre nos valeurs profondes et l’instinct du moment. C’est comme si le corps disait à nous-même : tu as peut-être besoin de faire cette tâche mais nous on n’est pas d’accord :P

  • p'tite tête 15 février 2013 à 16 h 36 min

    Bonjour,

    Perso je penses qu’avec cette culture de tout faire rapidement parfois les gens ont tendance à confondre le mot procrastination et le mot repos. Ne rien faire de spéciale pendant une après-midi ou de sa soirée ne veux pas forcément dire perdre son temps. Cela peut aussi dire prendre le temps de vivre. Et je pense plus on prends le temps de vivre moins on procrastine. Qu’en pensez-vous ? Ou peut-être que je m’égare du sujet.

    • Alexandre 16 février 2013 à 9 h 23 min

      Bonjour p’tite tête !

      Eh oui on a tellement besoin de ces moments de calme pour se sentir bien. Moi par exemple hier je me suis accordé une soirée avec un ami qui va bientôt quitter ma boite. On s’est fait un bonne soirée à base de ratatouille, poisson à la vapeur, musique et parties d’échec !
      Et ça m’a aidé à récupérer un peu de cet événement que j’organise en ce moment, et pour lequel je me suis beaucoup investi.
      Tant que l’on décide de prendre un moment de repos réfléchi, et pas sous le coup d’une répugnance pour une tâche, pour moi on est dans une relation saine avec soi-même, et non conflictuelle, à l’opposé donc de la procrastination.
      A++

  • patorico 21 février 2013 à 9 h 36 min

    J avais l intention de faire tout un article mais finalement je le ferai plutôt demain

  • Gaétan@Analytics 21 février 2013 à 12 h 17 min

    Bonjour à tous,

    Merci Alexandre pour cette présentation. J’avoue être particulièrement intrigué par la procrastination structurée de Perry.

    Il y a a peut-être quelque chose à imaginer : il suffirait de se créer des objectifs encore plus décourageants que ceux pour lesquels on procrastine déjà afin rendre ces derniers relativement plus faciles…

    A tester donc.
    A bientôt,
    Gaétan

  • Benjamin Challoy@Comment-Faire-Blog 27 février 2013 à 1 h 19 min

    Vraiment sympa cet article, je me reconnais en plusieurs point, difficile de choisir de quel côté se mettre ^^

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